La Gazette

des Comores

Stratégie industrielle : La transformation des produits locaux au cœur des échanges

Stratégie industrielle : La transformation des produits locaux au cœur des échanges © : HZK-LGDC

Le ministère de l’économie a organisé un atelier de vulgarisation et de sensibilisation de la stratégie industrielle nationale du lundi 11 au mercredi 13 à Mutsamudu-Anjouan. Cet événement s’inscrit sur la transformation, la valorisation des produits locaux et la participation de l’Union des Comores au commerce régional intra africain (ZLECAf).


Dan l’objectif de s’approprier la politique nationale industrielle à Ndzouani et Mwali au niveau des producteurs, transformateurs et exportateurs, un atelier s’est tenu à Mutsamudu, du lundi 11 au mercredi 13 novembre dernier. Sur le terrain, le secrétaire général du ministère de l’économie, Dhoihirdine Ahamada, a expliqué que ce processus d’ouverture est fondamental pour une croissance économique inclusive. En outre, « cette mise à jour permettra de réduire la dépendance des produits importés, afin de renforcer et de diversifier les exportations ». A l’en croire, l’une des actions prioritaires pour les Comores se rapporte à l’élaboration de la politique nationale industrielle axée sur la transformation, la valorisation et à la participation à la ZLECAf. « Il vise à recueillir l’adhésion des parties prenantes que je vous invite donc à la réflexion bien nourrie, à la rigueur dans l’analyse de tous les axes de ce plan, à la précision dans les propositions, en acceptant de donner et de recevoir », souligne-t-il.

Cet évènement est d’une grande importance, puisqu’il s’agit de mettre à jour la stratégie nationale industrielle élaborée depuis 2017. En passant au peigne fin tout le document qui traduit en termes de plan et de programmes réalisables la vision de la politique industrielle de l’Union des Comores pour les cinq prochaines années. « Les marchés régionaux et continental (ZLECAf) offrent de multiples opportunités au secteur privé comorien. Cependant, pour que ce dernier puisse en tirer profit, il faut un tissu industriel solide et diversifié », confie-t-il.

Selon le consultant de la BAD-GOPA, Dr Aliou Niang, la coopération entre l’Union des Comores et la Banque Africaine de Développement (BAD) place la Banque au rang des partenaires au développement majeurs, exceptionnels, un partenaire dévoué au développement et engagé dans la réalisation du Plan Comores Emergents (PCE), qui constitue le cadre de référence de l’action gouvernementale et traduit une vision ambitieuse pour un développement durable et inclusif. Il a tenu à démontrer que parallèlement aux projets économiques qui relèvent du « hard », la BAD accorde une assistante technique aux Comores. « C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet « Renforcement de la Résilience Post-Pandémique et de la Participation à la ZLECAf par le développement des Capacités des PME et du secteur privé dans les pays en transition (Burundi, Comores, Gambie et Sierra Leone) » pour combler les faiblesses en matière de capacités humaines et institutionnelles dans l’optimisation de la participation des Petites et Moyennes Entreprises à la Zlecaf et pour la relance des activités économiques post-Covid’19 », précise-t-il, ajoutant que « le tissu industriel est quasiment inexistant et la contribution de l’industrie au PIB, le secteur de la petite industrie, qui contribue à 11% du PIB, est essentiellement dominé par les petites activités manufacturières, notamment artisanales et le secteur de la construction ».

Notons que ce projet intitulé le renforcement de la résilience post-pandémique et de la participation à l'AFCFTA par le développement des PME et des capacités du secteur privé dans les pays en transition (Burundi, Comores, Gambie et Sierra Leone)" est financé par la BAD et mise en œuvre par un consortium appelé GOPA, un cabinet privé.

Mohamed Ali Nasra

 


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