Un atelier de lancement du processus de mise à jour de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes a été lancé mardi dernier à Moroni. Pendant deux jours, les participants à cet atelier vont se plancher sur la façon de renforcer la capacité des résiliences de notre pays face aux risques du changement climatique.
C'est en présence du ministre de l'intérieur, du représentant du Système des Nations Unies et le Directeur de la Sécurité Civile que cet atelier s’est ouvert. Se basant sur le cadre d’action de Sendai qui s’est fixe 7 objectifs majeurs dont le souhait de réduire nettement d’ici 2030, le nombre de personnes touchées par des catastrophes, partout dans le monde, de sorte que le taux moyen mondial pour 100 000 habitants pendant la décennie 2020-2030 soit au taux enregistré pendant la période 2005-2015. Dans son discours, le coordinateur du SNU François Batalingaya est revenu sur ces objectifs en insistant sur le lien qui a entre développement et lutte contre les risques climatiques. « A l’heure de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable, je renouvelle encore une fois la disponibilité et l’engagement de l’ensemble des agences du SNU à ne ménager aucun effort pour soutenir les ambitions de développement des Comores à faire face aux aléas climatiques et catastrophes naturelles », affirme-t-il.
Et le représentant de revenir sur la genèse de cette stratégie nationale de la réduction des risques de catastrophes des Comores. « La Stratégie Nationale de la Réduction des Risques de Catastrophes que nous lançons aujourd’hui a été élaborée en 2014 en collaboration avec le PNUD et s’est alignée au cadastre d’action d’Hyogo (2005-2015) et de la SCA2D. Aujourd’hui, elle va se tourner vers un monde évolué tenant compte des nouveaux outils et documents stratégiques à savoir le cadre d’actions de Sendai (2015-2030) et le PCE », poursuit-il.
Prenant la parole en dernier, le ministre de l'intérieur Fakridine Mahmoud avec beaucoup de lucidité a montré le caractère inéluctable des catastrophes naturelles mais, que cela ne doit pas être un frein à toutes les initiatives de lutte contre le changement climatique. « Il est évident que nous ne pouvons pas empêcher la survenance des catastrophes, mais nous pouvons mieux anticiper les risques et les réduire. C’est pourquoi la mise à jour de la SNRRC, est aujourd’hui plus qu’une priorité », avance-t-il.
Un atelier qui vient à point nommé, depuis quelques semaines, le pays vit sous la menace d’un risque climatique à savoir la probabilité d’une éruption volcanique comme a tenu à le rappeler le ministre. « Au moment où je vous parle, le pays est en alerte volcan, cette situation nous a conduit de mettre en place un PC fixe à la DGSC, lequel a coordonné l'élaboration d’un plan de réponse multisectoriel, un outil de préparation et de réponses aux urgences », poursuit-il. L’un des objectifs assignés à cette stratégie nationale est de rendre opérationnelle la Plateforme Nationale pour la Réduction des risque des catastrophes jusqu'à là inexistant. « Cette structure n’a jamais été fonctionnelle et a chaque fois que nous sommes en situation d’urgence, notre gouvernement met en place une structure de gestion par décret présidentiel », dit-il. Le ministre a pris en exemple ce qui s'est passé au moment du cyclone Kenneth avec la mise en place du Comité Interministériel de gestion du cyclone Kenneth. Par ce discours, le ministre veut mettre fin à l'amateurisme ambiant, dans une affaire aussi sérieuse que la gestion des RRC (Réduction des Risques de Catastrophes).
AS Badraoui
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