La commission chargée des élections du syndicat des pêcheurs est à pied d’œuvre pour des scrutins, prévus de se dérouler le 24 février prochain. L'heure est à la mobilisation générale pour des élections que le syndicat veut crédibles, transparentes et démocratiques.
La course à la tête du syndicat des pêcheurs de l'île de Ngazidja est lancée. La commission chargée d'organiser les élections mise en place le 9 janvier dernier a lancé l'ouverture des candidatures. « Nous espérons que les élections vont se dérouler le 24 février 2018. Les dépôts des candidatures est ouvert depuis aujourd'hui (samedi 20). Et pour être éligible, il faut être natif d'une localité affiliée au syndicat régional des pêcheurs, avoir la carte professionnelle de pêcheur ou une carte nationale portant la mention pêcheur, (…) 100,000 fc de caution, avant la date du 15 février 2018 », a déclaré Habib Assoumani chargé de la communication de la commission.
Younoussa Ali Djaé président par intérim du syndicat des pêcheurs voit en ce scrutin un réveil d'un secteur qui a été laissé longtemps à l’abandon par les pêcheurs eux-mêmes. « Le pêcheur a été écarté de tous cercles de décisions et est resté longtemps spectateur de son propre destin et ne savait rien de ce qui se passait autour de lui. Au moment où le syndicat recevait le soutien de l'État qui avait mis les moyens, notamment des véhicules, des poissonneries, des chambres froides et même un terrain offert par l'État pour la construction de la poissonnerie. Tout cela a été accaparé par un groupuscule qui n'a rien à avoir avec la pêche », a-t- indiqué.
Le président par intérim du syndicat des pêcheurs laisse entendre qu'il est temps pour que le pêcheur se réveille pour prendre son destin en main. « Aujourd'hui nous sommes sûrs que nous pouvons compter sur quelqu'un qui connaît mieux nos préoccupations (le président de la République : ndlr) et reconnaît notre importance dans la vie socio-économique. Il faut noter que c'est lui-même qui a donné au pêcheur une reconnaisse en lui accordant un siège à l'assemblée nationale sous son premier régime », a-t-il rappelé. Et lui de citer, éleveurs, ouvriers, mécaniciens, qui avaient composé un parlement populaire. « Parce qu'il savait que nous sommes le poumon de l'État », a-t-il ajouté. Et de conclure : « nous voulons réagir vite pour élire le bureau afin qu'on puisse s’aligner avec les responsables élus de la chambre d'agriculture et de pêche du pays ».
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