La Gazette

des Comores

Sécurité alimentaire: Renforcement de la chaîne « de la fourche à la fourchette »

Sécurité alimentaire:  Renforcement de la chaîne « de la fourche à la fourchette » © : HZK-LGDC

Cinq jours d’échanges et d’évaluations se sont achevés vendredi 3 juillet à l’hôtel Faradel. Autorités sanitaires, acteurs de l’agriculture, de l’élevage et du commerce se sont réunis pour harmoniser des mesures et élaborer des recommandations nationales visant à protéger la santé des aliments à chaque étape de la production et de la consommation.


Après cinq jours d’atelier dédiés à la sécurité sanitaire des aliments, les travaux organisés à l’hôtel Faradel ont pris fin vendredi 3 juillet. Réunis sous l’égide du ministère de la Santé et avec la participation de multiples ministères et institutions, les participants ont évalué les dispositifs de contrôle existants et posé les jalons d’un cadre national harmonisé. Moinour Saïd Soilihi, nutritionniste en charge de la sécurité sanitaire des aliments au ministère de la Santé, a rappelé l’importance du caractère multisectoriel de la question : « Cet atelier est une évaluation des mesures et des contrôles sur la sécurité sanitaire des aliments. Cela concerne tous les acteurs — agriculture, élevage, production, économie, commerce, environnement et santé. Nous devons savoir où nous en sommes pour améliorer notre documentation et nos pratiques au niveau de l’alimentation. »

Les échanges ont permis d’identifier des lacunes et de formuler une série de recommandations pratiques. Attoumane Tara, participant, a souligné la portée collective du travail : « C’était un atelier très important qui regroupait différentes institutions. À l’issue des travaux, nous avons proposé des recommandations qui seront harmonisées avec celles de Ngazidja et Ndzouani pour élaborer un document national. » Parmi les principes réaffirmés : la nécessité d’aborder la sécurité sanitaire « de la fourche à la fourchette », en intégrant les producteurs, les exploitants, les opérateurs de la chaîne de valeur et les consommateurs.

Les recommandations insistent sur le renforcement des contrôles à chaque maillon, l’amélioration des pratiques de production et de transformation, et la mise en place d’une documentation nationale partagée pour guider les interventions. Les participants espèrent désormais que les conclusions de l’atelier déboucheront sur des actions concrètes et coordonnées à l’échelle nationale, permettant d’améliorer durablement la qualité sanitaire des aliments et la protection de la santé publique aux Comores.

Riwad

 


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