La Gazette

des Comores

Sécurité alimentaire : Vers un contrôle renforcé des produits importés

Sécurité alimentaire : Vers un contrôle renforcé des produits importés © : HZK-LGDC

Depuis quatre jours, des inspecteurs et des académiciens de la faculté des sciences poursuivent une formation basée sur le classement des denrées alimentaires importées en fonction du risque pour une catégorisation des risques. Cette formation qui devait se clôturer hier jeudi 16 avril doit aboutir à l’adoption d’un système de contrôle renforcé des importations alimentaires pour assurer une consommation saine au niveau du pays.


Le pays veut contrôler ses importations pour éviter le risque de consommation de produits avariés vendus dans les marchés. L’INRAPE, avec l’appui de la FAO entend structurer le contrôle alimentaire autour d’un cadre de gestion des risques. Le 14 avril dernier un atelier de quatre jours a été lancé à Moroni, en présence de la directrice adjointe de l’INRAPE et de l’assistant au représentant de la FAO aux Comores. Cette formation avait pour but de d’établir un classement des denrées alimentaires importées en fonction du risque, à l’aide des profils et d’un cadre de catégorisation des risques. Dans un communiqué du ministère de l’agriculture, il est précisé que « l’Union des Comores a entrepris une évaluation de son système national de contrôle des aliments en 2023, à l’aide de l’outil FAO/OMS ». Une analyse qui a permis « d’identifier le renforcement des capacités liées aux contrôles des aliments importés comme une priorité essentielle ». Ce renforcement inclut les volets juridiques et les contrôles aux frontières.

Le contrôle des denrées alimentaires à l’importation est aujourd’hui considéré comme un levier stratégique pour garantir la sécurité sanitaire des produits qui entrent sur le territoire national. Le ministère souligne que « des contrôles effectifs des aliments importés sont essentiels pour permettre un commerce sûr, avec suffisamment de confiance dans la sécurité de l’approvisionnement alimentaire, garantissant l’entrée sur le territoire insulaire de produits sains, pour soutenir la sécurité alimentaire et la santé publique ». Deux projets ont été ratifiés en 2024 entre la FAO et le Gouvernement (GCP/GLO/1248/IRE et FVC/GLO/220/MUL) afin de renforcer les services de contrôle. Ces projets ont notamment permis la tenue d’un premier atelier de formation, organisé à Moroni du 3 au 7 novembre 2024, qui visait à améliorer les connaissances des inspecteurs sur les principes et pratiques liés au contrôle alimentaire basé sur le risque.

L’atelier de cette semaine poursuit cette dynamique. Il vise à établir des listes de produits alimentaires classés selon leur niveau de risque, à identifier les options de gestion appropriées à chaque niveau, et à dégager un consensus sur les mesures d’accompagnement. Ces mesures portent, entre autres, sur le cadre légal, les mécanismes institutionnels, les stratégies de communication, les procédures opérationnelles et la formation continue des contrôleurs. Destinée aux inspecteurs, aux autorités compétentes ainsi qu’à des étudiants de la Faculté des sciences et techniques, cette rencontre constitue une étape clé dans la modernisation du système national de contrôle alimentaire. Comme le souligne le ministère dans son communiqué : « l’adoption de bonnes pratiques de contrôle permettra de développer et de cultiver la confiance dans les capacités de l’Union des Comores à s’approvisionner et mettre sur le marché des aliments plus sûrs et conformes aux normes nationales et internationales ».

Mohamed Ali Nasra et Kamal Gamal

 


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