Le ministère de l'intérieur annonce dans une conférence de presse tenue hier lundi, le démantèlement d'une filière internationale de passeurs vers l'île de Mayotte. Un réseau impliquant des congolais, des burundais et des comoriens d'après le premier flic du pays.
12 personnes sont aux mains de la police nationale dans les locaux du commissariat centrale de Mutsumudu. Ils sont soupçonnés d'appartenir à un réseau de passeurs dont une force conjointe de la gendarmerie et de la police nationale vient de démanteler. Deux vedettes l'une venant à Anjouan et l'autre à Mayotte ont été interceptées en pleine mer. « Nous avons procédé à 12 arrestations dont deux femmes et un enfant de 8 ans qui seront transférés à Moroni. Par contre deux passeurs sont en détention provisoire », a déclaré Mohamed Daoudou, ministre de l’intérieur, ajoutant que la filière serait infiltrée par des groupes de la rébellion de la RDC.
La police qui se serait à la traque d'autres personnes impliquées dans ce réseau qui a des tentacules jusqu’en RDC, au Burundi et aux Comores. « C'est un véritable réseau international dont la complicité au niveau du pays, dans ce trafic d'êtres humains, se limite sur la fourniture logistique. La mobilisation des kwassa-kwassa et autres », a-t-il indiqué.
Le vandalisme dont a été victime la station d’observation de l’activité du volcan est l'autre point abordé au cours de cette conférence de presse. Le ministre déplore des actes qui sont susceptibles de mettre en péril la sécurité des Comores. Et d'autant plus que la station du massif de la grille serait une station relais pour les autres postes de l’observatoire des activités du volcan.
« Il n'est pas possible que des personnes montent à 1000m d'altitude sans qu'on puisse les voir. Nous les retrouverons et ils rendront sans doute les appareils qu'ils ont vandalisés », a-t-il mis en garde, indiquant que la station a perdu 80% de ses signaux.
Le ministre de l'intérieur annonce une autre mesure, qui est celle de soumettre les imams, prêcheurs et prédicateurs à des autorisations délivrées par le Muftorat leur permettant d'exercer. « Les préfets ont été déjà informés de cette mesure », a-t-il fait savoir, ajoutant qu'il était nécessaire de mettre de l'ordre de ces métiers qui relèvent des pratiques religieuses dans le pays.
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