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Sécurité maritime en Océan indien/ Stratégies pour faire face à la menace maritime

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Sécurité maritime en Océan indien/  Stratégies pour faire face à la menace maritime © : HZK-LGDC

Échanges d'informations maritimes et coopération régionale pour des patrouilles communes sont au centre d'un atelier qui s'est déroulé en fin de semaine à Moroni. Un atelier qui entre dans le cadre des résultats 4 et 5 du programme Mesa sur la sécurité maritime, financé par l'Union Européenne.


« Dans ce secteur, beaucoup de choses ont été faites. (...) On a mis deux centres dont un basé à Madagascar, qui consiste à échanger des informations. D'autres centres vont être mis en place au niveau national », a déclaré Hassane Ahmada, expert national de la composante Sécurité à la Coi au sujet de la sécurité maritime dans la zone Océan indien qui a fait l'objet d'un atelier à Moroni, la semaine dernière. D'après Hassan Ahmada, il y a un centre régional pour les patrouilles coordonnées, mis en place aux Seychelles et qui, toujours selon-lui va collaborer avec d'autres centres.

« A la fin de ce mois, il y aura une réunion ministérielle qui va se dérouler à l'île Maurice où des accords régionaux sur des échanges sur la sécurité maritime vont être signés. Ce qui va permettre l'envoi pour chaque pays, d'un officier de liaison dans ces centres pour essayer ensemble de collaborer pour lutter contre les menaces maritimes ». Interpellé sur la différence entre le programme Mesa « surveillance pour l'environnement et la sécurité en Afrique » et l'autre programme Crimario de l'UE, l'expert national indique que le Mesa est une appropriation régionale. « Nous réfléchissons et nous basons sur ce qu'on appelle la stratégie africaine 2016 sur la sécurité maritime. Crimario est un programme de l'UE qui est mis en œuvre par expertise France, une boite française mais on travaille en collaboration avec eux», a-t-il montré.

Et de poursuivre: « Les deux programmes sont financés par l'UE. Mais la spécificité de Crimario, c'est le renforcement des capacités. Il met aussi un système qui s'appelle Ioris qui va être pris en charge par le programme Mase et qui va faciliter les échanges entre les États dans le cadre des informations maritimes ». A l'en croire, actuellement la zone de l'Océan indien est sécurisée, « non pas parce que nous avons les moyens de sécuriser notre zone, il ne faut pas se mentir. Depuis 2010, avec la crise de la piraterie et l'appel fait par les Seychelles (…) ainsi que les résolutions prises par l'Onu et l'UE, il y a une force européenne qui s'appelle Atalanta qui sillonne notre zone. C'est pourquoi maintenant, il y a des cas minimes de piraterie », explique Hassan Ahmada. Mais, si la menace de la piraterie s'éloigne, une autre refait surface selon M. Ahmada. « La drogue qui est en recrudescence et contre lequel on essaie de lutter ».
 
Maoulida Mbaé
 
 
 

 


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