Alors qu’il était garé devant une boutique à Djivani, Adinane Moindjie s’est vu confisquer ses papiers de voiture par un individu vêtu en bleu et noir, portant un ancien képi. Surprenant, les fameux documents sont portés disparus. L’intéressé s’interroge sur l’identité de cet homme, qui pourrait être un policier, un gendarme ou un usurpateur.
Il était précisément 12 heures, du 23 janvier dernier, lorsque les faits se sont produits. Garé devant une boutique au quartier Djivani, Adinane Moindjie a été interpellé par un individu en tenue bleue et noire, arborant un ancien képi. Se présentant comme un agent des forces de l’ordre, ce dernier lui a demandé ses papiers de véhicule avant de disparaître avec. Depuis, malgré plusieurs démarches auprès de la police et de la gendarmerie, l’automobiliste reste sans nouvelles de ses documents, dont son permis de conduire français.
« J’étais dans la boutique quand une personne, habillée en bleu et noir, a demandé après le conducteur de ma voiture. Je suis sorti pour l’écouter. Il m’a demandé d’enlever le véhicule, puis s’est retourné pour exiger mes papiers : carte grise, assurance et permis de conduire. Je les lui ai donnés », raconte Adinane Moindjie. Mais à peine le temps de redémarrer et de le suivre, l’homme a disparu. « Arrivé au rond-point de Caltex, je ne l’ai plus revu. J’ai demandé aux gens sur place où il était passé, et on m’a répondu qu’ils avaient emmené une voiture et étaient partis. »
Inquiet, Adinane s’est alors rendu à la gendarmerie et à la police pour signaler la situation. « Ils m’ont tous dit que ce n’était pas eux qui avaient pris mes papiers », explique-t-il. Ce qui l’inquiète encore plus, c’est qu’il s’agit de son permis français. « J’ai accepté de lui donner car il détenait plusieurs cartes grises et donnait l’impression d’être un vrai policier. » Depuis, malgré plusieurs visites à la gendarmerie et à la police, aucune avancée. « J’ai laissé mon numéro au cas où il y aurait du nouveau, mais jusqu’à ce samedi 1er février, je n’ai aucune information. On m’a conseillé d’aller à la municipalité, mais ils m’ont assuré qu’à cette heure-là (entre 11h30 et 12h), ils n’étaient pas sur le terrain. »
Un policier lui aurait confirmé que l’individu n’avait pas le droit de confisquer son permis de conduire. « Il pouvait prendre la carte grise, mais pas le permis », lui aurait-on dit. L’affaire laisse en suspens plusieurs questions : s’agissait-il réellement d’un agent en service ? Était-ce un abus d’autorité ou une usurpation d’identité ? En attendant des réponses, Adinane Moindjie se retrouve sans ses documents et sans recours face à cette disparition inexpliquée.
Mohamed Ali Nasra
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