La Gazette

des Comores

S’investir dans les projets porteurs

S’investir dans les projets porteurs © : HZK-LGDC

Le 16 octobre dernier a été célébré la journée mondiale de l’agriculture (JMA). Chez nous, la célébration officielle s’est faite avec un peu de retard, le lundi 19 octobre à Fomboni (Mohéli).


Chaque année, le 16 octobre, plus de 150 pays célèbrent ensemble l’anniversaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation. La FAO a été fondée en 1945 lorsque des pays du monde entier se sont unis dans un but commun: éradiquer la faim et la pauvreté dans le monde. Pour rappel, l’alimentation est un besoin et un droit fondamental humain - nous en avons tous besoin, pour vivre ! Selon cette organisation, la planète comptait environ 7,6 milliards d’habitants en 2019 et devrait atteindre les 10 milliards d’ici 2050. Nous produisons aujourd’hui suffisamment d’aliments pour nourrir l’ensemble de la population mondiale et pourtant plus de deux milliards de personnes n’ont toujours pas un accès régulier à une alimentation suffisante, saine et nutritive. Aussi, l’objectif de la FAO est d’éradiquer la faim et de garantir que tous les habitants de la Terre aient accès à des aliments nutritifs pour mener une vie saine et active.

 

Dans son allocution le chef de l’Etat a souligné, lors de la cérémonie que « Le Gouvernement, à travers le Ministère de l’Agriculture, de la pêche et de l’environnement entend également mettre en place tous les outils d’incitation aux initiatives agricoles et d’élevage, et exhorte tout le monde, en particulier la jeunesse, à s’investir dans des projets porteurs. En ce sens, des services d’orientation et des fonds d’appui aux initiatives agricoles et d’élevages, sont mis en place pour familiariser nos jeunes et même les cadres d’horizon divers dans ce secteur dont chaque étape de la chaine de valeur est une activité créatrice d’emploi ».

 

Dans l’allocution du représentant régional de le FAO, lu par son assistant M. Ediamine Bedja, il a déclaré que « Le monde attend de nous que nous joignions le geste à la parole, que nous soyons à la fois une cellule de réflexion et une cellule d’action. Aux côtés de nos partenaires, nous devons produire des connaissances et faciliter leur diffusion, dans une quête commune du bien public ultime: un monde libéré de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition ».

 

Selon des études le pays est largement déficitaire en produits vivriers malgré son potentiel agricole réel caractérisé par des sols volcaniques riches et profonds par endroits, et des conditions agro climatiques très favorables comme la pluviométrie, la température ambiante et l’insolation, entre autres.

 

Cette agriculture est caractérisée par la dualité entre « cultures vivrières » destinées principalement à l’autoconsommation et les « cultures de rente » destinées exclusivement à l’exportation. Ce système hérité de la période coloniale constitue à ce jour l’un des obstacles majeurs au développement d’une agriculture vivrière commerciale susceptible de nourrir la population et en même temps générer des revenus pour les producteurs. C’est un des défis que les projets en cours, dans le secteur, se doivent de relever.

 

Mmagaza

 


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