La Gazette

des Comores

Tarissement des rivières, un phénomène inquiétant à Mohéli

Tarissement des rivières, un phénomène inquiétant à Mohéli © : HZK-LGDC

Le changement climatique et la sécheresse ont des répercussions significatives dans les petits États insulaires. À Mohéli les sources d'eau diminuent au fil du temps. Sur 36 rivières qui coulaient en permanence à Mohéli, seulement 9 d'entre elles ont de l’eau et ce, pendant la période pluvieuse. Le cas de la rivière Ngnombeni à Djoiezi est plus critique et appelle les environnementalistes à réagir pour sauver des vies dans le futur.


Entre les années 80 et 2000, l'île de Mohéli comptabilisait 36 cours d'eau qui coulaient en permanence durant toutes les saisons. De nos jours, seulement 9 rivières peuvent avoir de l’eau de façon plus ou moins régulière. Le phénomène de tarissement de ces sources d’eau  se poursuit sur les 9 rivières restantes surtout celle de Ngnombeni à Djoiezi, mais  aussi celles de Dewa et Msutruni. Et si rien n’est fait, la rivière de Wanani à Djando, celle de Hamba et Miringoni dans la commune de Moimbao, et la rivière de Ouallah et Ndrondroni dans la région de Mlédjélé subiront le même sort.

À Fomboni, dans la rivière de Dewa et Msutruni les eaux de surface coulent rarement sauf dans les périodes pluvieuses et c'est seulement quelques jours après avoir plu. L’état de la rivière Ngnombeni à Djoiezi est criant. Longtemps considéré comme l'une des rivières qui accueillait plus du monde pour la lessive surtout le weekend, la rivière Ngnombeni est actuellement en cours de tarissement accéléré. Une situation qui s’explique, selon les environnementalistes de l’île, par plusieurs causes dont le changement climatique, la déformation et l'aménagement des espaces dans les bassins versants, mais aussi la sécheresse à l’échelle planétaire.

« Partout dans les villages, les gens cherchent à avoir des terrains pour construire des maisons ou  cultiver. Peu des gens se soucient de la préservation des ressources naturelles. Cette action de l'homme dans la nature a des conséquences énormes » explique Mohamed Mindhiri (Tsira) le gestionnaire de la réserve de biosphère de Mohéli. « Et Pour remédier à cela, il nous faut une prise de conscience de la part de la population. Si non cette situation va s'empirer au fil de temps et on n’aura plus une goutte d'eau dans les robinets. Et sans eau il n'y aura plus de vie » a-t-il alerté.

Riwad

 


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