La Gazette

des Comores

Taxation controversée au port de Bangoma : Fin de la grève à Mohéli

Taxation controversée au port de Bangoma : Fin de la grève à Mohéli © : HZK-LGDC

Quelques heures de grèves qui avaient complètement paralysée l’île de Mohéli le vendredi 1er novembre, suivies des pressions politiques, ont suffi pour plier la SCP (société comorienne des ports) sur sa position. Désormais la taxation d’un conteneur revient à son prix initial. Mais l’Union des opérateurs économiques compte poursuivre les pourparlers pour les autres revendications.


L'Union des opérateurs économiques de Mohéli a été invitée vers la fin de la journée du vendredi 01 novembre à Bonovo par les autorités de l'île et la Société comorienne des ports (SCP) au niveau régional pour leur annoncer la fin de la grève illimitée, déclenchée dans la matinée. Laquelle grève avait impliqué même les vendeurs du grand marché. Les tables étaient complètement vides, aucun vendeur dans les parages. La capitale mohelienne était paralysée. Le mot d’ordre des commerçants a été suivi à 100%, une première dans l’histoire de l’île de Djumbé Fatima.

« L’un de nos points de revendications a été satisfait, et nous espérons que les négociations se poursuivront pour qu’il y ait une harmonisation de façon raisonnable des taxes dans l’ensemble du territoire », a annoncé à la sortie de la rencontre Saïd Nanay Abdallah, le secrétaire général de l’Union des opérateurs économiques de Mohéli. Le conteneur sera désormais taxé à 165.000 Fc comme auparavant. Une taxe qui, selon Saïd Nanay, reste légèrement supérieur à celui appliqué aux ports de Moroni et de Mutsamudu, « mais on s’était habitué à subir ces coups », dit-il ironiquement. 

À l’en croire la double taxation est toujours appliquée. La question des armateurs sur la taxe après chaque touchée au port lors des marées hautes et marées basses, la lenteur des opérations avec ses impacts et la taxation élevée des produits vivriers comme légumes provenant d’Anjouan, reste des points à discuter dans l’avenir. En attendant, les commerçants sont appelés à reprendre leurs activités dès ce samedi 02 novembre (le lendemain).

Il faut noter que ce dénouement de la crise avait impliqué plusieurs autorités politiques notamment la gouverneure de l’île qui a suivi de près ce dossier, afin de trouver une solution rapidement, mais aussi des ministres notamment le ministre premier qui, selon Aboulhayri Abderehmane, un des leaders de ce mouvement, suivait en temps réel l’évolution des évènements.

Riwad

 


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