La Gazette

des Comores

Temps maussade à la Commune de Moroni

Temps maussade à la Commune de Moroni © : HZK-LGDC

Le week-end dernier ne fut pas de tout repos pour les nerfs des dirigeants de la Commune, qui étaient mis à rude épreuve, le Maire en tête. Entre la volonté de mettre en œuvre les recommandations de l’arrêté 23-027/CM/M et le recadrage au foyer des femmes du chef de l’Etat à l’endroit du Maire de Moroni, c’est le ciel qui semble tombé sur la tête de l’exécutif de la Mairie.


C’est ce qu’on appelle une douche froide. Samedi dernier lors de la grande prière consacrée au départ des pèlerins comoriens, l’édile de la capitale s’est plaint de la montée de la délinquance dans la commune de Moroni auprès du chef de l’Etat. Ce dernier apparemment irrité n’a pas manqué de recadrer avec des mots à peine voilés le Maire de la capitale « Moroniens, je vous mets en garde contre l’idée de faire de Fatahou celui qui lave vos morts, il ne sait pas garder un secret » a lancé le chef de l’Etat. Et ce dernier de sommer le Maire d’agir au lieu de venir exposer ses problèmes en public. « Si tu veux pleurer vient au bureau ou au ministère de l’intérieur on va le faire ensemble, au lieu de venir en public pour le dénoncer » a martelé le locataire de Beit-Salam.

Des propos partagés sur les réseaux sociaux par les adversaires du Maire, et considérés comme un sérieux désaveu. Si les propos présidentiels font l’objet d’une récupération partisane, les doléances du Maire, ne restent pas moins légitimes. La multiplication des débits d’alcool dans la capitale engendre beaucoup dégâts et contribue à la montée de la délinquance dans pas mal de quartiers. Le timing est peut-être à revoir, mais sur le fond le premier magistrat de la capitale a raison de demander le soutien des autorités centrales pour mieux lutter contre ce fléau de la surconsommation des stupéfiants et de l’alcool par les jeunes.

Cette remontrance présidentielle, vient s’ajouter à ce qui s’est passé vendredi soir au marché Volo-Volo quand la police municipale est venue déloger les vendeurs de brochette en application de l’arrêté municipal. Des affrontements s’en sont suivis avec des jeunes qui étaient placés la justement pour en découdre si l’on en croit le chef de la police municipale Toiybou Maarouf lors d’un point de presse samedi dernier. « Ceux qui poussent ces jeunes à désobéir aux ordres sont ceux la même qui étaient la et qui n’ont rien fait. Et aujourd’hui, ils ne sont pas prêts de voir les réalisations faites par le nouveau bureau. » Une accusation qui ne souffre d’aucune ambigüité quant aux personnes visées.

Le chef de la police a juré que cela prendra le temps qu’il faudra, mais le délogement de ce qu’ils appellent des points de ventes fantômes ira à son terme selon les recommandations du bureau de la Mairie. « On ne va pas lâcher, on va continuer notre travail, nous avons le soutien du gouvernement » a conclu Toiybou Maarouf.

AS Badraoui

 

 


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