La gestion du site Maloudja/Galawa par Admiral Holding Jazfa du groupe Armada continue à remuer au sommet du cadre comorien. Dans un long communiqué de presse en date du 29 juin dernier, le consortium émirati s’indigne des déclarations d’une prétendue résiliation du contrat avec le gouvernement comorien et accuse « plusieurs déclarations inexactes et erronées » qu’il souhaite « corriger ».
Dans un long communiqué, le groupe Armada rappelle avoir signé un contrat de bail de 99 ans pour le site Maloudja/Galawa. Un contrat qui selon le consortium devait entrer en vigueur à « la dernière date à laquelle la signature de l’acte notarié authentique a dument eu lieu » et qui incluait « une obligation de réaliser l’investissement minimum à savoir la construction d’un hôtel de 150 chambres dans une période de 5 ans ».
« Admiral Holding a répondu à cette exigence le 11 avril 2018 et a renvoyé le document pour authentification par le gouvernement. Par conséquent, la période de 5 ans n’a pas commencé avant avril 2018 au plus tôt », explique le groupe Armada dans son communiqué pour justifier son retard dans l’accomplissement du chantier. Un peu plus loin, le consortium emirati précise que « un accord d’établissement négocié […] a été signé par le gouvernement le 27 décembre 2018 et par Admiral Holding le 28 décembre 2018 », pour inclure les exonérations fiscales dans le contrat de bail et les conformer à la loi comorienne, loi 07-0010/AU et décret n°08-064/PR. A comprendre toutes ces nouvelles modifications, la date d’entrée en vigueur devrait se conformer à la date d’entrée en vigueur du décret ratifiant l’accord d’établissement.
« Cette ratification a eu lieu le 17 janvier 2019, où le décret présidentiel n°19-020/Pr a été promulgué. Ainsi, la date d’entrée en vigueur (conformément au contrat de bail de développement) est le 17 janvier 2019 », lit-on dans le communiqué d’Armada pour annoncer que « la période de 5 ans pour l’achèvement de l’investissement minimum » devait commencer le 17 janvier 2019 pour finir au 16 janvier 2024. « Il s’en suit qu’un an et demi seulement (soit 30%) des 5 années de la période s’est écoulée », regrette le groupe émirati qui estime que "il est beaucoup trop tôt pour prendre une décision raisonnable ou valable quant à tout échec de performance ». Admiral Holding dit avoir respecté « toutes ses obligations et a été fortement engagé dans les phases de conception, de planification et d’approvisionnement pour la construction de l’hôtel ».
De tout cela, Admiral Holding dit ne pas accepter « que la prétendue résiliation ait une quelconque validité » car n’étant pas « conforme aux procédures et exigences contractuelles applicables ». Le consortium émirati se dit « profondément attristé par ces événements et ne demande rien de plus que d’être autorisé à s’acquitter de ses obligations contractuelles au profit de l’Union des Comores et de son peuple ».
Interrogé sur cette question, le ministre de l’économie et porte-parole du gouvernement remet les points sur les ‘’I’’. Ce dernier rappelle que « le site de Maloudja/Galawa n’a jamais été vendu au groupe Armada ». Se voulant être clair sur ce sujet, Houmed Msaidié fait savoir que « l’Etat comorien ne va pas revenir sur sa décision » et précise que « l’Etat comorien est prêt à assumer toute procédure judiciaire ». « Le groupe Armada n’a pas respecté son contrat avec le gouvernement comorien », conclut-il.
A.O Yazid
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