La Gazette

des Comores

Toute extraction d'agrégats marins et côtiers est interdite à Djoiezi 

Toute extraction d'agrégats marins et côtiers est interdite à Djoiezi  © : HZK-LGDC

La ville de Djoiezi est sous la menace permanente de la montée des eaux. Les cadres de la localité appuyés par les femmes qui militent pour son développement se sont réunis jeudi dernier à la place Mkadareni, pour dire non à l'extraction des agrégats marins et côtiers dans leur zone. Une décision qui sera légalisée dans les jours à venir.


Pillage illégal du sable de la plage Gnombeni (juste à côté des habitations) jusqu'à Djoiezi centre mais aussi des grosses pierres qui se trouvent à Mbangani (quartier périphérique) est devenu monnaie courante. Plusieurs villages de l’île ont comme site de prise de grosses pierres, Djoiezi et ses environs. Et le niveau de la mer s'élève de près de 2m chaque année. Les cadres et femmes battantes de Djoiezi en ont raz le bol. « Je peux le confirmer avec certitude qu'en moyenne 50 camions de sable et 40 camions des grosses pierres opèrent à Djoiezi chaque mois. Nous ne savons même pas où va cet argent et la mairie de cette commune ne nous dit rien dans cette affaire », dénonce Saandia Abdoulkader visiblement très en colère.

Cette interdiction concerne selon Saandia Abdoulkader, tous les villages situés aux alentours de Djoiezi. La décision est encore interne et nécessite, selon les organisateurs, une très grande réunion qui concernera tout le monde. « Nous avons alerté la mairie sur la gestion illégale de nos ressources mais ils ne réagissent pas. Cette fois-ci, nous n'allons pas croiser les bras car c’est nous qui sommes en danger », promet Zaidou Abdoulhalim, cadre de Djoiezi.

Pour pérenniser cette décision, une commission mixte dirigée par les leaders du projet d'adduction d'eau dd Djoiezi à savoir Hadidja Madi et Saandia Abdoulkader est créée à la suite de cette réunion. Leur principale mission est de sensibiliser tous les habitants de la ville  sur l'importance de l'interdiction de toute activité d'extraction d’agrégats marins et côtiers ainsi que les résultats attendus pour cette décision.

En attendant, cette commission est censée adresser une lettre aux autorités insulaires concernant les sanctions à prendre contre tout contrevenant à cette décision. La prise de cette décision, selon Hadidja Madi, n'est pas dans le but de semer des troubles d'ordre public ni du racisme. « Tous les villages mohéliens ont des ressources naturelles à protéger. Djando a interdit toute extraction du sable à Sambia, de même que Fomboni pour le quartier Colas. Pourquoi cela ne sera pas le cas pour Djoiezi ? », s’interroge-t-elle.

Riwad

 


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