La Gazette

des Comores

Trafic de produits stupéfiants : De la drogue dissimulée dans des objets quotidiens

Trafic de produits stupéfiants : De la drogue dissimulée dans des objets quotidiens © : HZK-LGDC

Le tribunal de Moroni a tenu un point de presse ce mardi 24 décembre, pour expliquer le coup de filet opéré contre le trafic de stupéfiants, avec la saisie de drogues d'une nature particulièrement dissimulée. Des agents des forces de l'ordre ont intercepté des colis contenant du cannabis, caché dans des sacs de bonbons et des boîtes à lunettes, dans une tentative de tromper les contrôles.


Le substitut du procureur de la République, Hassani Msaidie, a déclaré que cette saisie faisait partie d'un effort plus large pour contrer le trafic de drogues qui touche les Comores. « Nous avons trouvé du shit caché dans des sacs de bonbons, du cannabis dissimulé dans des boîtes à lunettes pour tenter de faire passer ces substances illicites sans être détectées », a-t-il précisé. Il a ajouté que les autorités sont fermes face à ce fléau. « Les Comoriens doivent savoir que ces substances sont non seulement illégales selon le code pénal comorien, mais aussi interdites par l'islam », a-t-il insisté. Selon l'article 174 du code pénal, la consommation de drogues, y compris le cannabis, est passible de lourdes sanctions. Le code pénal stipule clairement que les substances illicites, telles que le cannabis et l'alcool, sont proscrites, et ce, aussi bien par la loi que par les principes islamiques. « Un musulman ne devrait pas consommer ces substances », a rappelé le substitut du procureur.

Les personnes impliquées dans cette affaire, de l'acheteur au revendeur, ont été rapidement interpellées. « Tous les détenteurs de ces produits, qu'ils soient acheteurs, transporteurs ou revendeurs, sont emprisonnés et devront purger des peines allant de 5 à 10 ans », dit-il. Les autorités comoriennes ont ordonné la destruction de la drogue saisie, par incinération, afin de garantir qu'elle ne tombe pas entre de mauvaises mains. Certains stupéfiants saisis provenaient de Mayotte, et ont été envoyés par colis postal. D'autres saisies ont eu lieu à Madjadjuu, où des revendeurs tentaient de vendre ces produits illicites. Selon les autorités, ces trafics représentent une menace sérieuse pour la société, d'où la nécessité d'une réponse judiciaire rapide et ferme.

Bien que des études approfondies ne soient pas encore disponibles, les autorités comoriennes poursuivent leurs efforts pour lutter contre le trafic de drogue. Cette saisie fait partie d'une série d'actions visant à démanteler les réseaux de distribution et à dissuader les potentiels consommateurs de se tourner vers ces substances dangereuses. « Nous allons continuer à intensifier nos contrôles et à détruire ces produits afin de garantir la sécurité et la santé de notre population », a conclu le substitut du procureur. Cet incident montre la détermination des autorités à lutter contre le trafic de drogue et à appliquer une législation stricte pour protéger la société.

Mohamed Ali Nasra

 

 

 


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