Les Comores ont été classées en deuxième catégorie en matière de surveillance de la lutte contre la traite des personnes. Ce classement est le fruit des efforts consentis par le gouvernement comorien pour la lutte contre cette menace à la sécurité de la personne, à la sécurité nationale et au développement durable.
En troisième catégorie depuis longtemps, les Comores viennent d'être classées en deuxième catégorie sur la liste de surveillance de la traite des personnes. Ce classement est le fruit des efforts et des initiatives diverses des autorités afin d'atteindre les normes minimales pour l'élimination de la traite des personnes. Cette notion est considérée dans le monde comme étant un crime grave et une violation caractérisée des droits de l’homme, une menace imminente à laquelle font face différents pays. Le directeur de cabinet du ministère de l'intérieur Abdoul Fatah Boina a expliqué que ce classement est un signal fort de l'engagement des autorités pour la préservation et la prise en charge des victimes de traite. « Des structures ont été mises en place dans ce sens, notamment la brigade de lutte contre la traite des personnes et cela démontre que le pays respecte les droits humains », poursuit-il.
Même son de cloche pour le commissaire Idriss Hassani. « Le pays a mis en place depuis mars 2022, une brigade spécialisée de lutte contre la traite composée des différentes entités. Cette brigade a pour rôle de mener des enquêtes et d'identifier des cas de traite. Avec la collaboration de l'OIM, les victimes ont la meilleure prise en charge », précise-t-il avant d’ajouter que « nous avons adopté la règle de 3P, la protection, la poursuite et la prise en charge. Depuis la mise en place de cette brigade, 5 enquêtes ont été menées et finalisées et trois sont en cours. Et parmi les appréhendés, certains sont placés en mandat de dépôt ».
Notons qu’en 2019, les services d’écoute ont déclaré avoir fourni des soins médicaux à 144 femmes et enfants, contre 255 en 2018 et ont indiqué avoir fourni une assistance juridique à 10 femmes et 103 enfants et une assistance psychologique à 84 femmes et enfants. Malheureusement ces cas d’abus, certain sont des cas de traite mais par manque de formation adéquate, leur identification a été difficile. Depuis, le ministère de l’intérieur et l’OIM ont mis les bouchées doubles pour l’identification des cas. En 2021, un projet piloté par l’OIM avec le bureau des Nations Unies aux Comores et l’ambassade des USA à Madagascar et aux Comores se tourne sur l’amélioration des capacités de référencement et de prise en charge des cas de traites de personnes aux Comores. L’idée était de doter les acteurs d’outils standardisés et adaptés au contexte pour l’identification et la prise en charge des cas. Des formations fructueuses car si les Comores ont atteint ce niveau, c’est en partie grâce à la coopération avec le bureau de l’OUNUDC pour l’Afrique de l’Est, qui a conduit à une série de formations.
Andjouza Abouheir
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