La Gazette

des Comores

Traites des êtres humains : La prévention, la poursuite, le partenariat au cœur des échanges

Traites des êtres humains : 	 La prévention, la poursuite, le partenariat au cœur des échanges © : HZK-LGDC

Pour renforcer les compétences des acteurs de la lutte contre la traite des personnes, le ministère de l’intérieur a organisée une formation afin de sensibiliser les acteurs sur la prévention, la poursuite et le partenariat afin de mieux prendre en charge les victimes de traite.


Le ministère de l’intérieur a organisé lundi 06 décembre dernier une formation sur la prise en charge des victimes des traites des êtres humains. Cette formation de cinq jours a pour but d’outiller les acteurs tels que les agents de police, les gendarmes et les agents de la sécurité civile. Cette formation vise selon le point focal du ministère de l’intérieur, Idrisse Hassane à identifier et à définir les éléments constitutifs des infractions liées à la traite des êtres humains conformément au nouveau code pénal en vigueur, qui est aussi un arsenal pour les crimes sexuels faits aux plus vulnérables. « Cette formation est très importante. Elle a pour rôle  d’outiller ces acteurs. Il faut faire en sorte que les agents des forces de sécurité puissent reconnaitre la traite mais aussi connaitre les éléments constitutifs », souligne-t-il, avant d’ajouter que « le nouveau code stipule que quiconque commet une infraction de la traite, les forces de l’ordre doivent le poursuivre et l’appréhender ».

Il est à rappeler que cette formation a été initiée dans la perspective de restructuration et de pousser la sécurité à travailler en symbiose afin de comprendre les textes surtout pour la prise en charge des victimes de la traite. « Les victimes ont besoin d’être bien pris en charge d’où l’idée d’impliquer la société civile à cette formation.  Bien que le gouvernement est là pour les épauler », précise-t-il. Les résultats attendus au terme de cette formation, c’est simplement le paradigme des trois P à savoir, la prévention, la poursuite et le partenariat. 

« Nous poursuivons, nous faisons aussi la prévention cependant ce qui manque c’est le partenariat pour que les entités puissent partager les informations. Il faut qu’on ait aussi des partenaires mondiaux et c’est quand même encourageant que le gouvernement comorien soit partenaire pour appuyer ce projet», insiste-t-il, tout en montrant que la question des traites des êtres humains est une question mondiale. « Ce n’est pas un combat pour un village ou pour les comoriens mais plutôt mondial», conclut-il.

Andjouza Abouheir

 


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