La Gazette

des Comores

Transport aérien / Dépôt de la demande de certification de l’aéroport de Hahaya

Transport aérien / Dépôt de la demande de certification de l’aéroport de Hahaya © : HZK-LGDC

L’Aéroport International Moroni Prince Said Ibrahim a déposé hier mardi la demande de certification de son aérodrome à l’Agence Nationale de l’Aviation Civile. Par cette occasion, elle a déposé tous les documents notamment le manuel d’aérodrome.


Depuis Juin 2018, l’Aéroport Internationale Moroni Prince Said Ibrahim (AIMPSI) a transmis à l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANACM) l’expression d’intérêt pour la certification de l’aérodrome. Hier mardi, le directeur général de l’AIMPSI a déposé le formulaire de demande formelle de certification de l’aérodrome ; un processus qui a commencé depuis 2018. « Beaucoup de travaux ont été faits pour en arriver là. Aujourd’hui, on a déposé les documents et ça sera le tour de l’aviation civile de les examiner et de nous dire ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas », avance Yasser Ali Assoumani, le directeur général de l’AIMPSI. Ce dernier montre que son équipe travaille en collaboration avec l’aviation civile pour arriver à la certification de l’aérodrome, qui est avant tout un défi national. « On a pris toutes les dispositions nécessaires pour que nous arrivions à la certification. On n’a pas droit à l’erreur », poursuit-il.

 

Conformément à la réglementation aéronautique comorienne Numéro 14 (RAC 14), le processus de certification d’aérodrome en Union des Comores comprend cinq phases à savoir l’expression d’intérêt pour un certificat d’aérodrome, demande formelle du certificat d’aérodrome, évaluation des installations et équipements (audit sur site) émission ou refus d’un certificat d’aérodrome et la publication dans l’AIP du statut de l’aérodrome certifié. Pour le directeur de l’aviation civile, la certification est la base de la sécurité aéroportuaire. « La certification est rassurant pour les transporteurs mais aussi pour la sécurité, lance Nassur Ben Ali, le directeur général de l’ANACM. C’est une manière d’avoir un aéroport qui répond aux normes nationales et internationales ».

 

Pour avoir la certification, l’ANACM exige des normes à respecter et tout se focalise dans le manuel d’aérodrome. Ce dernier contient tous les renseignements utiles de l’aéroport : installations, les services, l’équipement, les procédures d’exploitation, l’organisation et la gestion de l’aérodrome y compris un système de gestion de la sécurité. « Le manuel d’aérodrome est organisé de manière à démontrer que l’aérodrome se conforme aux exigences nationales et qu’il n’y a pas de lacunes apparentes qui compromettent la sécurité de l’exploitation aérienne », précise-t-il, avant d’ajouter que « la certification est un processus long. Mais en temps normal, ça prend trois mois. En ce qui nous concerne, on va faire en sorte que ça se termine dans les meilleures délais tout en respectant la réglementation nationale en vigueur ». Pour rappel, la certification est un défi national pour les pays africains et aujourd’hui, nombreux d’entre eux l’ont déjà fait et d’autres en cours.

 

Mohamed Youssouf

 


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