Le concours de l’aviation civile pour intégrer l’Ecole africaine de la météorologie et de l’aviation civile est motivé, après le constat réalisé par la direction de l’institution, par le manque de spécialistes dans les différents domaines qu’englobe cette institution.
Pour pallier ce manque, Mohamed Chanfi Ahmed, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACM) a jugé nécessaire de mettre en place un plan qui doit permettre à l’institution de se doter d’une qualité irréprochable. C’est la raison pour laquelle ce responsable a pris les choses en mains en organisant ce concours. « Le but principal de ces examens est d’assigner à l’Anacm d’une main d’œuvre qualitative », explique M. Chanfi. L’institution compte organiser, à Douala au Cameroun, un autre concours pour les sapeurs-pompiers.
Said Choukrane, point focal du concours, est satisfait. Ce dernier montre que cette année les demandes sont considérables. « Une situation que les concours organisés par l’Asecna et l’Anacm n’a jamais connu », montre-t-il. Une sensibilisation réussie, et les chiffres le prouvent car sur les trois cycles de formations, on compte 21 Ingénieurs, 48 Techniciens et 85 Techniciens supérieurs, soit près de 150 candidats. Le point focal explique les délicatesses du domaine donc « les candidats sont sélectionnés sur la base de la qualité des dossiers, et ce, afin de préparer des spécialistes qualifiés car le principe est de les former pour assurer la relève ».
A la fin, dix-sept candidats seront retenus pour poursuivre les formations à l’Ecole africaine de la météorologie et de l’aviation civile (Eamac). Les techniciens feront une formation de neuf mois, les ingénieurs une formation de cinq ans et les techniciens supérieurs ont droit à une formation allant de deux à trois ans.
Des jeunes candidats avec une moyenne d’âge de 25 ans. Plus de un tiers de ces candidats sont des filles. C’est dans un confort habituel d’examens que ces derniers ont composé les premières épreuves et celui-ci durera trois jours. Munis de stylos, crayons, règles, gommes et calculatrices scientifiques, les candidats sont répartis dans cinq salles dont trois pour les techniciens supérieurs, une pour les techniciens, et une autre pour les ingénieurs. Les corrections auront lieu à Niamey et les résultats seront connus le lundi 02 juillet prochain.
A.O Yazid
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