Les chauffeurs de taxi du syndicat régional Usukani wa massiwa au niveau de Mohéli ont déclenché, dès ce mardi 2 juillet, une grève illimitée. Après une réunion tenue vendredi dernier, ces chauffeurs ont décidé de ne plus payer la vignette de 2024 puisque, selon eux, les autorités n’ont pas respecté l’accord qui a été conclu sur l’aménagement des routes comme condition préalable. Le contrôle routier pour les vignettes se poursuit et des chauffeurs ont été arrêtés.
« Il n'est pas question de payer ces vignettes car les conditions que nous nous étions fixées avec le gouvernement ne sont pas respectées. Il s'agit de la réfection des axes routiers qui sont en mauvais état, mais il faut savoir aussi que la pénurie fréquente de carburant entrave l’activité des taxis dans cette petite île, il faudrait en tenir compte » a expliqué Assad Mourtadhoi après leur réunion du vendredi 28 juin au stade El hadj Ahmed Matoir et qui avait regroupé plusieurs chauffeurs de l’île.
Et ce syndicaliste d’ajouter qu’il n'est pas normal de payer une vignette d'une année en cours qui s’achève à seulement quelques mois. « C'est une perte pour nous les chauffeurs car si on le paye maintenant d'ici 5 mois on sera appelés de nouveau à la payer » a-t-il soutenu. Une réunion de partage d'informations avec la gendarmerie et la police nationale avait eu lieu une semaine auparavant pour établir une feuille de route à suivre dans cette situation. Sauf que chaque partie campe sur sa position.
Les contrôles de la vignette se poursuivent et la grève s’est spontanément déclenchée depuis ce mardi matin. Les candidats à l’examen d’entrée en 6ème avec leurs parents ont eu du mal à se rendre sur les lieux des épreuves. Les vendeurs du marché de Fomboni qui viennent des régions lointaines n’arrivent pas à atteindre la capitale. Dans cette même journée du mardi 2 juillet l’on apprendra l’arrestation de plus de 8 chauffeurs. Ils ont passé plusieurs heures à la gendarmerie avant d’être relâchés.
Riwad
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