La Gazette

des Comores

88 clandestins, interceptés au large des îlots de Nioumachoi

88 clandestins, interceptés au large des îlots de Nioumachoi © : HZK-LGDC

54 malgaches et 34 comoriens ont été retrouvés au large des îlots de Nioumachoi à bord du navire « ville de Fomboni ». Les frontières entre Madagascar et Comores n’étant pas rouvertes à cause de la pandémie de la covid-19, certains bateaux en profitent pour transporter clandestinement des malgaches et des comoriens à des tarifs exorbitants. Le navire « ville de Fomboni » a été pris dans les mailles du filet par la garde côte comorienne.


La garde-côte comorienne a intercepté mardi dernier au large des îlots de Nioumachoi le navire comorien « Ville de Fomboni » avec à son bord 80 passagers, selon des sources  proches du dossier. 54 malgaches et 34 comoriens ont été embarqués clandestinement de Majunga le dimanche dernier, dans des conditions difficiles et à des tarifs négociés au marché noir, à destination de Mohéli puis Anjouan. Le plan initial était de débarquer clandestinement   certains passagers à Nioumachoi et les autres à Anjouan. Des communications auraient mis la puce à l’oreille des services de la garde-côte comorienne, qui n’a pas tardé à arraisonner ce bateau qui transporte officiellement de la marchandise.

Au port de Bangoma, les passagers ont tous subi un dépistage sanitaire et aucun d’entre eux, selon une source digne de foi, n’a été testé positif à la Covid-19. Les passagers à destination de Mohéli ont pu quitter le bateau mais sans leurs colis, selon l'un d’eux que nous avons pu joindre. Les autres passagers ont continué leur chemin vers Mutsamudu. Une enquête est ouverte à la gendarmerie pour tirer l’affaire au clair.

D’autres sources indiquent que ce même bateau aurait été intercepté depuis Majunga, avec ces manœuvres et que chaque clandestin aurait dû débourser 50 € pour pouvoir continuer son aventure. Ce qui est certain, ce marché noir florissant est devenu monnaie courante depuis la fermeture des frontières entre les deux pays. Des étudiants qui ont terminé leurs études et qui veulent rentrer quel que soit le prix à payer, ou encore des personnes qui se trouvent à Madagascar pour des raisons médicales, coincées se trouvent souvent dans l’obligation de prendre ces embarcations clandestines et coûteuses. Des malgaches qui ont souvent leurs activités aux Comores se trouvent aussi dans les mêmes conditions. Une situation qui risque, en tout cas, de mettre le pays en danger sanitaire en cas de relâchement de la vigilance en période de pandémie de covid-19.

Riwad

 


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