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Travail décent aux Comores : L’OIT, l’État et le MODEC engagés pour un travail digne

Travail décent aux Comores : L’OIT, l’État et le MODEC engagés pour un travail digne © : HZK-LGDC

À Mwali, les acteurs du monde du travail ont renforcé leur engagement en faveur de conditions professionnelles plus dignes. Un atelier consacré au Programme pays pour le travail décent (PPTD 3) de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et à la Convention n°190 sur la lutte contre la violence et le harcèlement au travail a réuni institutions publiques, syndicats et organisations patronales autour d’un objectif commun : faire progresser les droits des travailleurs aux Comores.


La promotion du travail décent s’impose progressivement comme un enjeu majeur du développement social et économique aux Comores. C’est dans cette perspective qu’un atelier consacré au Programme pays pour le travail décent (PPTD 3) de l’Organisation internationale du Travail (OIT) s’est tenu le 22 juillet à Mwali. La rencontre a également porté sur la Convention n°190 de l’OIT, un instrument international visant à éliminer la violence et le harcèlement dans le monde professionnel. Cette rencontre a rassemblé plusieurs acteurs clés du marché du travail : représentants de l’administration publique, organisations syndicales, organisations d’employeurs, dont le Mouvement des entreprises des Comores (MODEC), ainsi que des partenaires engagés dans l’amélioration des conditions de travail.

L’objectif principal était de renforcer la compréhension des participants sur les orientations du PPTD 3, troisième génération du Programme pays pour le travail décent mis en œuvre avec l’appui de l’OIT. Les discussions ont porté sur les moyens de promouvoir un emploi de qualité, de garantir les droits fondamentaux des travailleurs, de renforcer le dialogue social et de prévenir les différentes formes de violence et de harcèlement dans les entreprises et administrations. Le PPTD constitue un cadre stratégique de coopération entre l’OIT et les États membres. Il accompagne les politiques nationales visant à favoriser la création d’emplois productifs, l’amélioration des conditions professionnelles, la protection sociale et le respect des droits humains au travail.

Aux Comores, ce programme intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis, notamment l’insertion professionnelle des jeunes, le développement des compétences, l’accès à l’emploi et la nécessité d’améliorer les mécanismes de protection des travailleurs. Reposant sur une approche tripartite associant l’État, les employeurs et les travailleurs, le programme encourage une concertation permanente entre les différents acteurs afin de construire des solutions adaptées aux réalités du pays. Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi, du Travail, des Sports, des Arts et de la Culture, dirigé par M. Saïd Mohamed Ali Saïd, participe activement à cette dynamique à travers l’accompagnement des politiques publiques en matière d’emploi, de formation professionnelle et d’amélioration du cadre du travail.

De son côté, le MODEC (Mouvement des entreprises des Comores), en tant qu’organisation représentative des employeurs, entend sensibiliser les entreprises sur l’importance d’adopter des pratiques responsables favorisant des environnements professionnels sûrs et respectueux. La Convention n°190 de l’OIT a occupé une place centrale dans les échanges. Les participants ont rappelé que chaque travailleur doit pouvoir exercer son activité dans un cadre exempt de violence, de discrimination et de harcèlement. Pour Mme Mounira Abdou Ali, membre du SYNAS affilié à la Confédération des travailleurs et travailleuses des Comores (CTTC), cet atelier représente une opportunité pour mieux informer les travailleurs sur leurs droits. « Nous devons sensibiliser nos collègues afin que chacun connaisse ses droits et ses responsabilités dans le monde du travail », a-t-elle expliqué.

Elle a également insisté sur la nécessité de placer la dignité humaine au cœur des relations professionnelles : « Un environnement professionnel doit être un espace où chaque travailleur se sent respecté, protégé et valorisé. » Pour sa part, M. Soidik Abdallah Ayouba, conseiller élu du MODEC, a indiqué que cette initiative vise à présenter le PPTD 3 aux différents acteurs et à préparer une phase d’évaluation après deux années de mise en œuvre afin de mesurer les avancées et les défis persistants. À travers cette rencontre à Mwali, l’OIT, le ministère chargé de l’Emploi, le MODEC et les organisations syndicales réaffirment leur engagement pour un monde du travail plus équitable, plus sécurisé et davantage respectueux des droits humains.

Riwad

 


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