Elevée avec l’amour de l’entreprenariat sous l’œil attentionné de ses grands-mères, Hachimia Said Hassane, patronne de l’agence Myah Event, est l’organisatrice de l’évènement « La Réussite au Féminin ». Educatrice spécialisée et directrice de centre de loisir, elle s’est lancée dans l’évènementiel et l’entreprenariat pour laisser libre expression à sa créativité. Avec cette première édition, elle affirme son souhait de voir les femmes entrepreneurs comoriennes s’ouvrir des réseaux pour ainsi être en mesure de contribuer à l’économie du pays. Elle répond à nos questions.
Question : Pourquoi avez-vous pris l’initiative d’organiser l’activité de la Réussite au Féminin ?
Hachimia Said Hassane : D’abord parce que je suis une femme, une femme qui a eu, comme beaucoup, des barrières dans le monde professionnel et qui a pris l’initiative de se lancer elle-même dans l’entreprenariat. Et ce que j’ai appris ces dernières années, c’est que toute seule, on ne peut rien faire et qu’ensemble, on va plus loin. Je me suis alors dit qu’il faut que ces femmes aient un réseau, parce que sans cela, on ne peut avancer dans aucun domaine. J’ai décidé de faire cela ici aux Comores pour la première fois parce que j’ai rencontré tellement de femmes talentueuses et motivées qui m’ont aussi aidé à préparer cet évènement.
Question : Quelles sont vos attentes et quelle sera la suite après cette première édition ?
H.S.H : Y’aura d’autres évènement à venir. C’est ce que nous devons attendre de la suite. Et pour ce qui est des attentes, c’est d’abord de voir la satisfaction des enfants que nous avons accueillis et mettre en avant mon agence « Myah Event » sur mon pays d’origine. Je suis en recherche, moi-même, de réseautage dans le secteur car seul, on y peut rien.
Question : Avant d’organiser cet évènement, est-ce que vous avez fait un repérage sur ce qui est du talent féminin comorien ? Combien se sont-elles inscrites ?
H.S.H : Nous avons trente-cinq (35) femmes porteuses de projet donc 35 stands, ici aujourd’hui. Et moi mon projet de base, entamé depuis décembre, devait avoir lieu au foyer des femmes à la fin du mois de mars et à l’occasion du mois de la femme (8 mars, journée mondiale de la femme). Corona s’est invité et on a du tout annulé. Je suis partie frapper aux portes des associations, des femmes avec des postes à responsabilité et au fur et à mesure, je me suis créée un réseau de connaissance et à travers ce réseau, j’ai connu d’autres personnes, qui elles aussi connaissaient d’autres sur le plan national parce que mon objectif c’était que mon évènement soit national. Ce qui me plait le plus, c’est qu’il y a de toutes les îles, de toutes les tranches d’âge et de tous les corps de métier.
La femme comorienne qui est entrepreneuse depuis le matin a le droit de se lancer. Qu’on se mette tous dans la tête que c’est ensemble qu’on y arrivera.
Propos recueillis par A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC