Devant la presse, le directeur général de la société nationale des télécommunications, Comores Télécom, Archimède Ahamada Msa fait un petit bilan de l’opérateur historique de l’archipel. Avec trois sujets sur la table des discussions, notamment les rumeurs sur la mise sur écoute des clients, la qualité des services après le passage de Kenneth et la tension avec la société nationale de l’électricité des Comores (SONOLEC). Archimède a répondu à une question sur la crise au sein de l’institution.
« La technologie est évolutive et elle prend l’exemple du quotidien des hommes », lance d’emblée Archimède Ahamada Msa pour défendre la société sur les accusations d’écoute téléphonique. En parfait connaisseur, le directeur de Comores Télécom explique le fait de passer un appel téléphonique, c’est tout un processus qui est en marche entre les algorithmes de cryptage des appels. Le conférencier nie « catégoriquement » et affirme que la société n’a pas encore atteint cette technologie. « Nous n’avons pas encore les outils pour mettre les téléphones sur écoute », assure-t-il avant de préciser que « pour cela, il faut des serveurs adaptés et construits exclusivement pour ces opérations et c’est à partir de là que les gouvernements créés des centres d’écoute et aux Comores, il n’y en a pas ». Toutefois, il affirme que sur ordre du procureur de la République, la société et pas seulement la leur, peut livrer des informations sur un appel effectué en donnant des détails sur les communicants, l’heure et autres.
Concernant la qualité de services de la société, Archimède rappelle qu’une grande partie de la société salue la qualité de la 4.5G, le nouveau réseau de l’opérateur, mais ne manque pas de préciser que dans les zones non couvertes par celui-ci, les problèmes persistent et que les techniciens ne ménagent aucun effort pour y remédier. Après le passage de Kenneth, 42 sites de la société ont été touchés mais aussi le réseau fixe. Le directeur regrette le passage de cette catastrophe et montre que les pertes matérielles ont atteint jusqu’à 1,3 milliards francs comoriens. « Pour remettre tout dans les normes, nous avons entamé dès la levée de l’alerte sur la réparation de nos 42 sites pour que la population ait accès à la communication. Certains de nos pilonnes ont été touchés et ont subi des modifications de fréquences, ce qui rend difficile les communications mais nous faisons le nécessaire », témoigne-t-il.
Sur la tension avec la SONOLEC, le directeur de Comores Télécom dit ne rien comprendre de cela. Selon lui, les deux institutions échanges les services et les deux directeurs œuvrent pour la propulsion des institutions. « S’il arrive à un moment où les factures ne sont pas payées, cela ne veut pas dire que Comores Télécom ou SONOLEC est en faillite car elles seront payées au moment venu », déclare-t-il. Pour Archimède, le doute sur l’incapacité de sa société à payer ces factures doivent être levées. Et affirme qu’entre sa société et SONOLEC, il n’y a rien de grave.
Y’a-t-il ou pas crise au sein de l’institution ? Le directeur dit ne pas être au courant s’il celle-ci s’avère vraie. Il explique que depuis sa prise de fonction, plusieurs personnes ont tenté de lui mettre des bâtons dans les roues. « Cette fois, il s’avère que des gens continuent à m’en vouloir. Alors je dois être sur mes gardes », dit-il. Archimède démontre que sur un personnel de plus de 2350 agents, il est peu probable que tous partagent le même point de vue. « Il y’a divergence d’idées mais aller jusqu’à dire que des agents se rebellent, alors c’est le pire des cas », dit-il. Retard de paiement, mutuelle de santé stoppée, le patron de Comores Télécom regrette que cela soit généralisé et affirme qu’il s’agit du mois de mars, à cause de l’étude sur la ponction des 10% annoncée par le président après Kenneth. Le directeur général laisse entendre qu’avec la concurrence, Comores Télécom se doit de mettre en place une nouvelle stratégie pour résoudre les difficultés auxquelles fait face sa société.
A.O Yazid
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