Un commissaire de police soupçonné d’avoir détourné près de 300 kilos de cannabis est placé en détention provisoire. Il est poursuivi pour complicité d’importation ; de transport ; de distribution ; de vente des produits stupéfiants ; corruption et recel.
Ce qui n’était qu’un phénomène silencieux commence à se révéler au grand jour. La justice a mis la main sur un trafiquant de produits stupéfiants. Si ce genre d’évènement peut paraitre banal, c’est le statut du mis en cause qui attire l’attention. En effet, selon le parquet de la République de Moroni, c’est un commissaire de police qui est ici mis en cause. Le fonctionnaire aurait volatilisé au total 14 sacs remplis de cannabis, sur les 15 qu’il était censé acheminer au commissariat de police après une saisie effectuée au large des côtes d’Ouropveni, au sud de Ngazidja, dans un bateau de pêche venu clandestinement de Madagascar.
« Une vedette en provenance de Madagascar a débarqué clandestinement à Ouropveni plusieurs migrants malgaches et 15 sacs de cannabis (20 kilogrammes le sac). L’information est parvenue en premier au commissaire [de police en question]. Ce dernier s’est rapidement rendu sur les lieux avec des éléments qu’il dirigeait et ont retrouvé les 15 sacs sur place », relate le procureur de Moroni aux médias qui l’ont interrogé à ce sujet. Le parquetier qui précise que les faits se sont produits le 22 juin vers 2h du matin s’étonne que sur les 15 sacs saisis, « les 14 sacs se sont volatilisés sous sa surveillance et un seul a été déposé au commissariat ».
En attendant son procès, ce qui sera une grande première de par son statut, le commissaire de police est poursuivi pour complicité d’importation, de transport, de distribution, de vente des produits stupéfiants ; corruption et recel. Des fonctionnaires impliqués dans les affaires de trafic de stupéfiants, c’était jusqu’ici un secret de Polichinelle. Les bouteilles d’alcool saisis illégalement sur des passagers dans le transport en commun pendant le réveillon du nouvel an ou à la veille du Ramadan, « finissent souvent dans le marché noir » selon en tout cas un policier.
Andjouza Abouheir
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