Le ramadan est accueilli ce mercredi à Mohéli par des pluies torrentielles qui ont rendu les déplacements quasi impossibles. La grève des chauffeurs et le manque de carburant viennent durcir davantage la vie qui s’annonçait pourtant clémente à quelques semaines du ramadan.
Dès le début du ramadan, les chauffeurs à Mohéli ont entamé une grève pour protester contre les assureurs qu’ils accusent de s’enrichir sur leurs dos. Les taxis qui ramènent les produits vivriers vers Fomboni ne viennent plus. Conséquence, le marché de la capitale est vide ou presque. Viennent s’ajouter des fortes pluies qui se sont abattues sur toute l’île et qui ont endommagé les routes en plein assainissement de Fomboni. La pénurie des produits pétroliers vient couronner cette série des difficultés auxquelles la population doit faire face en ce mois de ramadan. Les poissons, fortement utilisés en ce mois sacré se font de plus en plus rares. Les produits carnés quant à eux, ont connu une légère hausse de prix. Le carton d’ailes de poulet s’achète désormais à 12.000 fc au lieu de 11.000 fc. « C’est de la bonne qualité », dira le vendeur.
Pour palier à ces pénuries de produits alimentaires en ce début du mois de ramadan, le projet AMIE avait, le jeudi, organisé dans ses locaux une foire où on devait en principe trouver tout et en quantité suffisante. Cependant vers midi déjà il n’y avait, presque plus rien. Il a fallu attendre jusqu’à ce samedi pour que la situation commence à s’améliorer petit à petit. Les chauffeurs ont repris leur travail dès le matin de ce samedi, car un compromis a été trouvé entre eux et les autorités insulaires, ce qui désamorce un peu la crise. « Nous avons jusqu'au 6ème jour après le mois de ramadan pour payer les vignettes avec un assureur que nous nous sommes bien entretenu et en qui nous avons confiance », explique Boina Mmadi un taximan de la ligne Fomboni-Hoani. Les produits vivriers commencent à arriver au grand marché mais pas comme avant l’ouverture des lignes maritimes Hoani-Chindini et Fomboni-Dodin.
Le bateau transportant les produits pétroliers a accosté à Fomboni, le pétrole lampant et l’essence commencent dès ce samedi à être disponibles au compte-goutte. Un ouf de soulagement pour les consommateurs. La vie dans la capitale mohelienne reprend, en tout cas, son cours normal petit à petit. Il convient de souligner en plus que les mosquées sont rouvertes et la première prière de vendredi a été tenue avec des conditions de distanciation physique impossibles à respecter. Des mosquées qui sont régulièrement bondées en période de ramadan, respecter la distanciation était un exercice plus que délicat.
Riwad
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