Un projet CSEA d'appui au secteur de l'énergie est en phase d'étude à Mohéli. Ce projet financé par la Banque mondiale, prévoit une production de 9 Mwh d'énergie renouvelable dont 5 Mwh à la Grande Comore, 3 Mwh à Anjouan et 1 Mwh à Mohéli.
Une équipe du bureau d'étude Biodev dirigée par un malgache séjourne à Mohéli depuis ce lundi pour une durée d'une semaine afin de recueillir des informations sur l'énergie à Mohéli. Mais aussi faire une enquête socio-environnementale en vue de la validation du projet d'accès et d'appui au secteur de l'énergie (CSEA) aux Comores.
Ce projet prévoit, selon les responsables, la production d'énergie renouvelable à l'aide des centrales photovoltaïques de 9 Mwh, pour couvrir 48 000 compteurs intelligents. Il est prévu 5 Mwh d'énergie à Ngazidja, 3 Mwh à Anjouan et 1 Mwh à Mohéli. Pour atteindre cette capacité de production à Mohéli, trois sites sont choisis pour l'installation des centrales photovoltaïques dont un à Fomboni jugé site prioritaire. Les deux autres sont prévus à Ouallah et Ndrondroni.
L'après midi du mardi, une réunion de concertation a eu lieu à la salle multifonctionnelle de Fomboni. Regroupant les responsables de la SONELEC au niveau de Mohéli, le bureau d'étude Biodev et d’autres responsables, elle avait pour objectif d'identifier les impacts potentiels qui pourraient être générés de ce projet. « Le bureau de Biodev Madagascar a été mandaté par le ministère comorien de l'énergie et la SONELEC pour faire les études socio-environnementales dans le cadre du projet CSEA » explique Zoliarsoa Rakotovao la consultante de Biodev.
« On est là pour proposer des mesures d'évitement et d'atténuation ou de compensation pour les impacts négatifs, mais également de proposer des mesures d'optimisation pour les impacts positifs » explique-t-elle avant d'ajouter « sur le plan social nous sommes là pour faire un recensement de la population qui pourrait être touchée par ce projet afin d'élaborer un document qui sera requis dans le cadre du projet ».
Ce projet qui sera financé par la Banque mondiale est une aubaine pour le gouvernement comorien pour plusieurs raisons. D'abord parce que le réseau sera autonome et de qualité en termes d'énergie renouvelable, mais aussi pour limiter les coupures intempestives du courant. Puis la modernisation du réseau par un système de dispatching. « Dans cette composante, le réseau électrique sera géré dans une chambre appelée salle de dispatching. La réduction de la consommation du gasoil et l'un des résultats attendus dans ce projet » explique Mohammed Nassurdine Yssouf, le directeur régional de la SONELEC.
« Actuellement on produit 2 Mwh d'énergie à Mohéli dont la SONELEC acheté a 90% du coût de gasoil. Avec ce projet on va réduire de 50% le coût du gasoil et offrir de l'électricité de qualité aux Comoriens avec une réduction bien-sûr du coût du courant dans les ménages » se targue le directeur régional. Ce réseau photovoltaïque sera couplé avec l'énergie thermique actuelle de la SONELEC pour avoir une production de 3 Mwh à Mohéli.
Riwad
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