La Gazette

des Comores

Un violeur présumé arrêté alors qu’il voulait quitter le pays

Un violeur présumé arrêté alors qu’il voulait quitter le pays © : HZK-LGDC

Un quinquagénaire de la région de Mboinkou suspecté du viol et de séquestration d'une mineure malgache à été appréhendé à l'aéroport de Hahaya vendredi 03 septembre dernier alors qu'il s’apprêtait à prendre la poudre d'escampette pour Paris.


Un homme âgé  de 50 ans originaire de la région de Mboinkou au nord de Ngazidja a été arreté vendredi 03 septembre à l’aéroport de Hahaya alors qu'il s’apprêtait à prendre un vol Moroni-Paris. Il est impliqué dans un dossier de viol et de séquestration sur une mineure  malgache âgée de 17 ans. Son arrestation est le fruit d'une enquête ouverte par le parquet de Moroni selon l’avocat Me Moudjahidi Abdoulbastoi.

En effet, cela fait presque 5 ans que cette histoire perdure. Selon l'avocat au barreau de Moroni, l'enquête porte sur le cas d'une mineure malgache de 17 ans qui, d'après les informations recueillies, aurait été séquestrée et violée depuis ses 13 ans par le suspect, au vu et au su de tous les habitants d'un village situé dans le Mboinkou.

Selon toujours le juriste qui milite depuis belle lurette pour les droits des enfants, plusieurs complices auraient aidé à la commission de ces viols. Il cite un chirurgien qui aurait aidé à l'accouchement par césarienne de la petite (3 césariennes, pour 3 enfants de 2 ans et demi, 1 an et 36 jours). « On parle également de l'implication d'autres autorités haut placées qui ont essayé de couvrir ce suspect, par le passé. On parle de plusieurs tentatives de fugue de la petite qui n'ont pas abouti. Disons que l'entourage n'a pas aidé à sortir la petite de sa prison où elle était séquestrée », a-t-il déploré.

Les associations qui militent contre les violences faites aux enfants tels que Mwana tsi wa Mzima et l'association des ressortissants malgaches aux Comores se sont mobilisées pour venir en aide à  la victime en commençant par la dénonciation. La présidente de Mwana Tsi wa Mzima, Najda Said Abdallah espère que la justice fera son travail « sans état d'âme et avec la plus grande fermeté ». « Nous sommes arrivés à un stade inacceptable de la criminalité dans ce pays », s’inquiète la militante, avant d'ajouter : « Comment de tels crimes peuvent se passer pendant des années sous nos yeux avec de nombreux complices, sans que le criminel soit inquiété une seule fois ? Mais qu'arrive-t-il à notre pays ? »

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.