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des Comores

Une ambiance morose pour les préparatifs de la fête de l'Aïd

Une ambiance morose pour les préparatifs de la fête de l'Aïd © : HZK-LGDC

A l'approche de l'Aïd El-fitre, les trottoirs occupés jusque là, par des marchands de produits alimentaires, sont désormais pris d’assaut par des vendeurs de vêtements. Toutefois les prix des articles proposés font froid dans le dos. Les vendeurs pointent du doigt les taxes douanières et la crise mondiale due à la pandémie de covid-19. Beaucoup sont ceux qui font recours aux friperies.


À la fin de la deuxième dizaine du mois de ramadan, la population commence à faire les va-et-vient pour l’achat des vêtements à l’occasion de l’Aïd El fitr. Depuis le lundi 18 avril les boutiques de la capitale mohelienne sont noires de monde, surtout des femmes et des jeunes. Le quartier Salamani est l’un des endroits les plus fréquentés en cette période d'achat de vêtement et chaussures de tout genre et de toutes catégories. Et d’habitude, les affaires sont bonnes pour les vendeurs. Sauf que cette année le phénomène est un peu spécial. Il y a plus de visiteurs et très peu d’acheteurs. Les articles sont véritablement chers malgré le solde affiché.

Chez Archi, des robes, draps et autres linges de maison sont tous vendus ici à un prix un peu abordable mais le pouvoir d’achat des clients reste un souci. « Si nous vendons une robe d'une fille de 7 à 10 ans pour 7500fc ce n'est pas si chère parce que les prix ont flambé partout » se justifie le patron Archi à Salamani. « Cette année l'Aïd El-fitr ne sera pas pareille que les années précédentes à cause de la crise financière qui sévit dans le monde entier » a-t-il ajouté.

Selon ce commerçant, comme chaque Ide El-fitre, les grands commerçants de Mohéli partent à l'extérieur pour l'achat de tous ce qui est sollicité un jour de l'Aïd. Mais la hausse des taxes douanière constitue un véritable obstacle. « Si on fait trop de dépenses il est impératif de vendre aussi cher. Or toutes les couches sociales crient à la vie chère. Ici nous nous adaptons, tu ne peux pas trouver une chaussure de 30000fc comme dans les boutiques de luxe à Moroni » dit-il.

Au Marché de Fomboni, les trottoirs occupés majoritairement par les vendeurs de produits alimentaires, sont désormais pris d’assaut par des vendeurs des vêtements. Toute fois, le son de cloche est le même. « Il nous reste une semaine avant la fête mais rien ne s'achète. Les commerçants ont tendance à faire grimper les prix car ils savent que peu importe la situation, les gens doivent s'habiller, mieux vaut aller dans les friperies » dit un visiteur au marché de Fomboni. Un choix que se résignent à faire plusieurs chefs de famille. Malgré l’enthousiasme de la population à l’approche de la fin du mois de ramadan, la crise financière ralentit l’engouement habituel des acheteurs et des commerçants.

Riwad


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