La date du 26 mai 2021 marquait la fin du mandat d’Azali Assoumani, en tout cas selon l’opposition. La population craignait des troubles dans la capitale. Par conséquent, une étrange atmosphère de ville morte régnait dans celle-ci. « Un succès » selon l’opposition qui a été poussée dans ses derniers retranchements par les forces de l’ordre. Il eut fallu attendre le lendemain pour que la vie reprenne son cours normal.
En lieu et place de troubles, un calme plat. A Moroni le 26 mai, à 9h l’ouverture et la fréquentation des magasins étaient encore timides. Sur la route, la circulation a été fluide y compris dans les axes qui connaissent généralement des kilomètres d’embouteillages. La population évitait la capitale, craignant des troubles pouvant être crées par la contestation du régime d’Azali Assoumani, dont le mandat de 5 ans est arrivé à terme à cette date selon l’opposition. Au lycée Said Mohamed Cheikh où nous nous étions rendus, c’est moins de 40% de présence selon un enseignant. En effet, les salles étaient quasi vides et dans la cour, généralement animée, une atmosphère morose.
« Annoncée comme le lieu du rassemblement, la place du Karthala a été investie par l’armée et transformée en camp d’occupation comme par des troupes ennemies. Les manifestants ont replié place Ajao où se sont déroulés des heurts entre manifestants et forces de répression », note l’opposition dans un communiqué publié le lendemain. « L’évènement du 26 mai a été un succès total. Toute la journée la capitale a été une ville morte ; les transports, les magasins, les marchés, l’administration elle-même, tout a été paralysé. La preuve de l’impopularité́ de la dictature est de nouveau établie et à un niveau encore plus élevé́. La cérémonie de ce qui n’est plus Béit-Salaam, mais plutôt « Béit- machaka » – la maison de toutes les dérives –, montée par le pouvoir n’a été que la pâle figure d’une dictature en fin de vie ». Le gouvernement avait en effet organisé à Beit-Salam une cérémonie pour feter les deux ans d’investiture d’Azali Assoumani, élu à l’issue d’une présidentielle anticipée en 2019 pour un mandat de 5 ans.
La vie a repris son cours normal le lendemain.
Andjouza Abouheir
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