La Gazette

des Comores

Une grève contre les nouvelles amendes en perspective à Mohéli

Une grève contre les nouvelles amendes en perspective à Mohéli © : HZK-LGDC

Les chauffeurs de taxi à Mohéli se sont réunis en concertation jeudi dernier à la place de l’indépendance. Comme leurs collègues de Ndzouani, ils fustigent le coût exorbitant des amandes fixées par la nouvelle loi portant code de la route. Pour eux, c’est complètement aberrant et ils demandent une révision de cette loi.


L'article 95 de la loi portant code de la route intègre le non port de la ceinture de sécurité (avant et arrière) dans la deuxième classe avec une amende qui commence à 50.000 fc. Or certaines voitures ne possèdent pas des ceintures de sécurité pour les passagers à l’arrière depuis leur fabrication. « Payer une amande de 50.000 fc ou plus pour une voiture qui ne possède pas de ceinture de sécurité est une arnaque. Soit le montant des amandes baisse, soit on évalue le barème en fonction du type de voiture », explique l’air très furieux, Assadi  Mourtadhoi, président du syndicat des chauffeurs à Mohéli.

Il est à noter qu’à avant la mise en application de cette nouvelle loi, une formation de sensibilisation s'est tenue dans l’île pour conscientiser toutes les parties prenantes dont la gendarmerie nationale et les chauffeurs de taxi. Selon un chauffeur assurant la liaison de Djando à Fomboni, les formateurs avaient demandé à la gendarmerie de ne pas attribuer des amendes aux voitures qui ne portent pas des ceintures de sécurité arrière. « En plus de cela, il faut également donner 3 mois pour que chaque voiture se conforme, comme par exemple l'installation des extincteurs d'incendie ou bien la réparation des ceintures bloquées à cause de leur non utilisation » se plaint-il, lors de rassemblement de jeudi à la place de l’indépendance. Pour lui, rien n'est respecté par la brigade routière.

Il convient de souligner que pour Abdallah Ibrahim, le commandant de compagnie de la gendarmerie, c’est la sensibilisation d’abord, et les sanctions ensuite, pour certaines infractions (lire nos précédents articles). Le vrai problème réside donc dans les montants des verbalisations fixés par la nouvelle règlementation en vigueur. « Même si certaines infractions sont effectivement tolérées sur place, mais les amendes fixées par la nouvelle loi s'appliquent à la lettre » avait témoigné un autre chauffeur qui estime que ces amendes ne correspondent pas aux réalités du pays. Pour rappel, certaines amandes vont jusqu’à un million fc en cas de récidive.

Les chauffeurs réclament une révision de cette loi par les députés, « sinon une grève généralisée sera déclenchée dans les jours à venir » préviennent-ils. Et en attendant, une formule encore provisoire aurait été trouvée pour apaiser la tension.

Riwad

 


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