On n’invente rien, on ne fait que reprendre les études publiées par le gouvernement comorien en collaboration avec l’UNICEF dans son bulletin trimestriel sur les violences faites aux enfants et aux femmes en Union des Comores. C’est un fait, Ngazidja trône en tête du classement de là où on trouve le plus de cas de violence dans le pays.
C’est une hausse sensible des cas de violences constatée par les services d’écoute entre juillet et septembre. « Une hausse des cas de violence rapportés a été constatée par rapport au premier et deuxième trimestre de l’année 2023, avec 188 cas au premier, 191 au deuxième trimestre et 204 cas au troisième trimestre », lit-on dans ce rapport d’une dizaine de pages. Sur cinq types d’infractions ou de violences sexuelles répertoriées, les violences à caractère sexuel arrivent en tête du classement avec 94 cas enregistrés dont 75 ne concernent que des jeunes filles (enfants) qui oscillent entre 11 et 17 ans.
Dans ce décompte macabre, l’ile de Ngazidja qui abrite la capitale du pays arrive tristement en première position avec 52 cas de violences qui concernent la catégorie d’âge que nous avons cité plus haut. Dans un autre registre, Ngazidja prend la tête en ce qui concerne les violences sexuelles faites aux jeunes garçons. Sur quatre cas constatés entre 0 an à 18 ans, trois cas concernent l’ile de Ngazidja soit plus de 90% des cas. Le pire est que parmi les jeunes violentés se trouvent des cas d’handicap. « Trois (03) jeunes filles victimes de violences sexuelles sont porteuses de handicap, âgées entre 15 et 17 ans. Huit (08) grossesses ont été suivies au cours de ce trimestre et la plus jeune fille mère est âgée de 12 ans à Ngazidja », montre le rapport.
Contrairement aux autres iles, Ngazidja a fait des progrès par rapport aux violences psychologiques et physiques. Si Ndzuani et Mwali enregistrent respectivement 17 et 21 cas tout âges et sexes confondus, Ngazidja en est à trois (03) cas qui sont tout de même trois cas de trop. Pour tenter de juguler le phénomène, « il est nécessaire d’accélérer la mise en place des clubs d’adolescents qui sont au nombre de 118, en vue d’appuyer la sensibilisation des familles, des communautés et des acteurs étatiques et non étatiques sur la prévention de la violence », conclut ce rapport trimestriel.
Imtiyaz
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