La Gazette

des Comores

Une journaliste inquiétée par les gendarmes qui l’ont blessée en percutant sa moto

Une journaliste inquiétée par les gendarmes qui l’ont blessée en percutant sa moto © : HZK-LGDC

Le Syndicat national des journalistes a dénoncé au moyen d’un communiqué publié hier, ces « intimidations ».


Une journaliste de l’ORTC Anjouan a été blésée après que les gendarmes ont percuté sa moto sur laquelle elle se trouvait avec une copine, le samedi 13 novembre. Elles sont toutes les deux blessées. Le lendemain des faits, des informations relayées sur Facebook sur cette affaire précisent que la gendarmerie n’a rien fait d’autre pour aider ses victimes à part les envoyer à l’hôpital. « Le surlendemain, Naïda reçoit un appel d’un gendarme lui enjoignant de « se rendre » à la gendarmerie. Cette dernière répond qu’elle est toujours sous traitements médicaux. Un groupe de gendarmes se présente alors peu de temps après à la rédaction de l’ORTC-Anjouan  pour la chercher, mais bien évidemment, elle ne s’y trouvait pas. Le mardi, c’est la convocation. Le rédacteur en chef à qui elle a été d’abord remise expliquera plus tard à Naïda que d’après les gendarmes, elle était convoquée dans le cadre d’une publication faite au sujet de son accident », rapporte le Syndicat national des journalistes dans son communiqué.

 

« Ce n’est pas la convocation en soi qui inquiète le SNJC, car tout justiciable peut en faire l’objet, mais c’est plutôt le contexte malsain qui l’entoure, et qui peut aboutir à une situation déjà vécue par d’autres confrères », poursuit le Syndicat, qui estime que la dénonciation de la « faute » commise par la gendarmerie, est chose que les représentants de nos forces de sécurité « digèrent mal ».

 

Le SNJC exprime sa « solidarité » à la reporter et présentatrice à l’antenne de l’ORTC de l’île de Ndzouani,  Naïda Mohamed Jaffar, et « dénonce toute forme d’intimidation et pression tendant à réduire au silence les journalistes ». Pour rappel, le samedi 13 novembre un accident est survenu à l’entrée du pont de Pagé. Un 4.4 de la gendarmerie percute par le flanc une moto chevauchée par Naïda et une amie. Les deux tombent et se blessent. La voiture des gendarmes s’arrête un peu plus loin, revient, ses occupants engagent une discussion avec les blessées et ils finissent par les mettre dans un taxi en direction de l’hôpital.

 

Andjouza Abouheir

 


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