Aucun mois ne se passe avant qu'un enfant ne se fasse violer. Et cette fois, un maître coranique a eu la cruauté de violer cette mineure à la mosquée. Le présumé coupable se trouve actuellement en mandat de dépôt à la prison de Moroni.
Un Foundi d'école coranique a violé son apprentie âgé 14 ans. Les faits se sont se déroulés à Mkazi, à quelques encablures de la capitale mercredi 10 mars dernier. L’acte se serait produit en pleine journée à la mosquée où le présumé coupable enseignait la petite. D'après le service d'écoute de Ngazidja, la fillette a confié que son enseignant avait commencé à lui faire des attouchements. Et après les cours, le Foundi en question passa à l'action. Mal au point avec sa robe tachée de sang, la jeune mineure était en larme et confia l'incident à ses parents. « Les parents ont appelé l'enseignant pour lui demander des comptes. Ce dernier a répondu qu'il a renvoyé la petite à cause de son retard et a raccroché. Les parents ont essayé de le joindre une seconde fois mais son téléphone était éteint », rapporte Mradabi Mziarani, le responsable du service d’écoute.
Inquiets, les parents se sont rendus chez l'enseignant pour alerter la famille. Mais un mouvement des autorités villageoises a voulu étouffer l’affaire. Les parents ont fini par porter plainte. Après enquêtes, le foundi a pris la fuite avant d’être arrêté jeudi 18 mars et placé sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt de Moroni après avoir comparu au parquet de la République.
Cette affaire est similaire à une autre affaire de viol d'une fillette de 12 ans agressée sexuellement par un maître coranique à Dzahani La Tsidje dans la région d'Itsandra en octobre 2020. Le père de l'enfant avait regretté l'attitude des autorités coutumières du village qui ont remué ciel et terre pour étouffer le dossier. Rappelons que la famille de la victime a été bannie dudit village. En août dernier, lors d'une conférence de presse, le ministre de la justice Mohamed Housseine Djamalilail avait annoncé à la presse que sur 174 détenus, 111 sont des agresseurs sexuels. Selon lui, 65% de ses détenus étaient des maîtres coraniques. Il est plus qu'évident que la question des écoles coraniques devrait interpeler tout un chacun pour mieux sécuriser la scolarisation des enfants les plus vulnérables.
Andjouza Abouheir
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