Un expert en énergie solaire est en visite à Mohéli pour un contrôle technique des deux centrales photovoltaïques celle de Ndrondroni et celle de Fomboni. Une occasion pour cet expert de former les techniciens de la SONELEC sur la maintenance et les protocoles de sécurité pour se protéger et assurer la pérennisation des équipements.
Depuis quelques semaines, une centrale photovoltaïque de 150 kW est mise en place à Ndrondroni pour intensifier la production d'énergie à Mohéli. Une autre mini-centrale photovoltaïque en phase de finition est encore installée dans les locaux de l’administration de la SONELEC à Fomboni. Avant d'injecter définitivement toute cette énergie dans le réseau électrique de l'île, un expert en énergie solaire est dépêché à Mohéli pour faire un diagnostic général sur l'état d'avancement des travaux. Il s'agit de faire un contrôle technique de la mise en place des équipements dans ces sites pour bien s’assurer de la sécurité des deux centrales photovoltaïques mais également garantir la pérennisation des équipements déployés.
« Ma mission dans l'île consiste en la réception et la mise en service de deux centrales solaires qui vont injecter leur production dans le réseau local de manière à diminuer la charge du générateur de diesel », explique Jean-Pierre Viaut, l’expert en énergie solaire. Selon lui, la mise en service de ces panneaux apportera une puissance supérieure sur le réseau électrique et une meilleure qualité de fourniture d'énergie.
Ce lundi, cet expert qui a travaillé dans des sociétés françaises spécialisées en énergie renouvelable et avec la collaboration des responsables de la SONELEC à Mohéli ont jugé nécessaire de former les techniciens de la société nationale d’électricité. Plus de 20 techniciens travaillant à la centrale thermique de SONELEC ont bénéficié d’un apprentissage de deux jours. Il s’agit d’une formation sur le protocole de sécurité. C'est aussi un moyen de garantir la protection des équipements.
A en croire le directeur régional de la SONELEC, cette formation est la première depuis l'installation de cette société à Mohéli. « Ce genre de formation nous l’avions vraiment sollicité car nos techniciens n'ont jamais bénéficié d’un apprentissage de ce genre. Le courant électrique issu d'une énergie solaire est très dangereux par rapport au courant du moteur diesel. Il est facile de couper le générateur en cas d'électrocution d'une personne ce qui n'est pas le cas pour l'énergie solaire où il faut travailler avec le risque d’un danger toujours permanent », prévient Mohammed Nassurdine Yssouf, le directeur régional de la SONELEC.
Riwad
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