A leur arrivée à l’aéroport de Bandar es Salam depuis Moroni, ces 29 passagers de la compagnie AB Aviation n’ont trouvé aucun agent sur place. Ils n’ont pu que quitter l’aéroport sans se faire tester.
L’île de Mohéli a retrouvé une accalmie depuis plusieurs semaines déjà. Les autorités parlent même d’une éventuelle déclaration dans les semaines qui viennent pour annoncer officiellement la fin de la deuxième vague du coronavirus qui a sévi depuis fin décembre dans la plus petite île de l’archipel. C’est peu dire que la nouvelle est réjouissante. Seulement, cette euphorie risque d’être de courte durée faute d’application des dispositions de lutte contre une troisième vague.
En effet, hier jeudi dans la matinée, 29 passagers en provenance de Moroni sont arrivés à l’aéroport de Bandar es Salam. Parmi eux, le vice-président de l’Assemblée nationale Abdallah Said Sarouma, ou encore l’ancien secrétaire général de la COI Hamada Madi Bolero. A leur descente de l’avion, ils n’ont trouvé aucun agent de santé sur place pour le test Covid-19.
Conscients qu’ils sont arrivés d’une zone qui n’est pas sans risque (le dernier bulletin du ministère de la santé du 10 mars fait état de 32 cas actifs à Ngazidja, contre 0 cas à Mohéli), les passagers ont tenu à attendre l’arrivée des agents de santé. Des coups de téléphones s’en sont suivis, entretemps. Las de faire le pied de grue, la majorité d’entre eux ont décidé de quitter les lieux et retrouver leurs familles.
Joint par téléphone, le coordinateur du comité scientifique au niveau de l’île explique qu'il y a eu une « incompréhension » sur l’heure d’arrivée de ce vol. « L’avion est arrivé trop tôt que prévu et nos agents ont mis un peu de retard pour y arriver », explique-t-il avant de poursuivre : « mais finalement certains passagers ont pu être testé sur place. Ceux qui sont partis, nous les avons identifiés et une intervention est en cours afin de les tester à domicile ».
Décidément il y a péril en la demeure car les vedettes de type koissa qui assurent la ligne Hoani-Chindini viennent d’être autorisées à reprendre leurs navettes depuis hier jeudi pendant qu’au port de Bangoma, les tests se font mais pas avec rigueur. Rien que ce mercredi, sous une pluie battante l’après-midi, les passagers arrivés se sont mélangés avec les autres sur place pour s’abriter avant d’être appelés au test. L’organisation reste la croix et la bannière durant toute cette crise sanitaire.
Riwad
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