Le Syndicat National des Enseignants de l’Université des Comores (SNEUC) a tenu un point de presse pour dénoncer la situation alarmante de l'institution. Entre non-respect des accords signés et entraves administratives, le syndicat menace d'entrer en action.
Devant les médias lundi 5 janvier dernier, le secrétaire général du SNEUC, Youssouf Boinaher, a articulé son intervention autour de deux points de crispation majeurs qui paralysent actuellement le corps enseignant. Le premier grief concerne le non-respect du protocole d'accord signé en octobre 2025. Ce document prévoyait notamment la réintégration de trois enseignants, la sécurisation des emplois et un traitement équitable des qualifications.
« Certains enseignants vivent dans l'incertitude et ne bénéficient d'aucune sécurité d'emploi », a déploré Youssouf Boinaher. Il a également fustigé l'absence d'avancement sur le statut des enseignants, estimant que ces derniers méritent une reconnaissance légale à la hauteur de leurs travaux. Le secrétaire général a par ailleurs alerté sur la fragilité financière de l'université, évoquant une « crise de trésorerie » qui menace l’équilibre de l’institution.
Le second point de discorde concerne le refus du Recteur de l'Université des Comores d'autoriser la domiciliation des salaires vers Exim Bank. Pour les enseignants, ce blocage est injustifié et lourd de conséquences. En refusant de signer ces documents administratifs, le Recteur prive de fait les agents de la possibilité de contracter des prêts bancaires auprès de cet établissement. En tant que représentant légal de l'institution, le Recteur est pourtant l'autorité habilitée à valider ces procédures de virement. Cette attitude est perçue par le syndicat comme un abus de pouvoir et une entrave aux droits économiques des enseignants.
Face à ce qu'il qualifie d'« injustice innommable », le SNEUC prévient qu'il ne compte pas rester les bras croisés. Une Assemblée générale extraordinaire est convoquée pour ce mercredi. Lors de cette réunion, les enseignants décideront des actions à entreprendre pour contraindre les autorités à respecter leurs engagements.
Le syndicat appelle le gouvernement et les autorités de tutelle à intervenir d'urgence pour restaurer un climat social apaisé et garantir le respect des droits fondamentaux du personnel de l'Université des Comores.
El-Aniou Fatima (stagiaire)
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