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Université des Comores : Le torchon brule entre les étudiants du centre horticole et leur directeur

Université des Comores : Le torchon brule entre les étudiants du centre horticole et leur directeur © : HZK-LGDC

Les étudiants qui accusent le directeur du centre national horticole exigent son départ, faute de quoi ils menacent du durcir leur mouvement.


Les étudiants du centre national horticole de Mvuni ont convoqué la presse jeudi 3 juin. C’est un réquisitoire sans merci qu’ils ont fait contre le directeur dudit centre, qu’ils accusent de mauvaise gestion. Le porte-parole de la Coopérative, Sagaf Abdou Hadji, a expliqué les raisons de ce  bras fer qui les oppose au  directeur général  du centre horticole. Selon lui, la faculté compte quatre matières de base, dont trois constituent la théorie et l’une la pratique. Cette dernière « n’a jamais été appliquée ».

 

Les moyens logistiques feraient défaut pour des raisons que les étudiants disent ignorer. Autre grief qui « choque » les étudiants, l’absentéisme des enseignants. « Depuis l’arrêt de cours lié à la pandémie de coronavirus jusqu’à la reprise, nous n’avons pas de trace de nos enseignants.  Nous avons demandé de compte à notre directeur qui ne nous a pas donné suite », regrette le porte-parole.  

 

Depuis le début de cette crise, plusieurs rencontres ont été faites avec le ministère de l’éducation, celui de  l’intérieur, la maison d’emploi et le conseil d’administration du Centre horticole dans le but de trouver une solution. Sans succès. Ainsi la coopérative demande-t-elle le remplacement du directeur général sinon ils menacent de durcir leur mouvement. « Nous sommes déterminés à mener ce combat jusqu’à ce que le directeur soit demis de ses fonctions », disent-ils, regrettant au passage que ledit directeur ait eu recours à l’armée pour rouvrir l’établissement « au lieu de s’assoir avec les étudiants et trouver un compromis ».

 

Antoy Abdou, le président de la Coopérative, accuse le directeur de faire appel à une main d’œuvre externe a montré qu’hormis les revendications, le directeur fait souvent appel à d’autres mains d’œuvre externe pour cultiver des semences. « Nous sommes là pour apprendre. Nous n’avons jamais fait de la pratique. Pourquoi ne pas nous initier ? L’État parle souvent d’émergence je pense qu’ils devraient commencer  par nous ».

 

Andjouza Abouheir

 


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