La situation des enseignants contractuels à l'université des Comores va de mal en pire. Ils sont toujours en attente d'intégration au sein de l'institution mais les autorités compétentes maintiennent le statut quo. S’estimant lésés dans toutes leurs démarches, les contractuels attendent désespérément une intervention du président de la République, permettant de statuer sur leur cas afin de pouvoir répondre aux exigences des différents masters et doctorats.
Plus les années passent, plus les enseignants contractuels à l'UDC (université des Comores) s’estiment désavantagés concernant leur statut universitaire. Dans un communiqué datant du 6 juin dernier, Ali Madi Saïd un contractuel s'est d'abord félicité pour leur bravoure à continuer leurs missions respectives au sein de l'université malgré l'indifférence des autorités. « Cette requête a été adressée à plusieurs ministres successifs, depuis Moussa Moindjie jusqu'à l'actuel ministre. Nous avons consulté l'actuel administrateur provisoire, Dr. Ibouroi Tabibou, le Moufti de la République, les ministres successifs de l'Éducation Nationale, les deux directeurs de cabinet du Président de la République puis le Vice-Président de l'Assemblée nationale. Malgré toutes ces démarches nous n'avons pas encore eu de réponse satisfaisante ».
Toujours en quête d'intégration, les contractuels tombent dans le désespoir. Ce n'est pas voulu mais notre interlocuteur a fait comprendre que « à chaque étape, nous avons reçu la directive d'attendre. Cependant, après la promulgation de la nouvelle loi d'orientation de l'enseignement supérieur, nous avons constaté l'absence de mesures transitoires pour résoudre notre situation d'urgence. Nos doléances n'ont toujours pas été prises en considération ». Et de poursuivre : « Nous, enseignants contractuels, accomplissons les mêmes tâches que les enseignants permanents : enseignement théorique et pratique, encadrement des étudiants, recherche, correction des copies, et délibérations. Cette année, nous sommes payés chaque mois, y compris pendant les vacances ».
Et d’enchainer : « Toutefois, nous nous interrogeons sur l'absence de régularisation de notre statut, ce qui nous prive de la retraite, des indemnités, des formations postdoctorales, et des promotions. Tous les masters ouverts à l'UDC sont assurés par nous, les docteurs permanents, CDD, et vacataires. La future école doctorale qui ouvrira bientôt à l'UDC sera également assurée par nous, tant pour les cours que pour les encadrements ». Déterminés, ils ne baissent pas les bras. « Ainsi cette situation dure depuis plusieurs années. Nous demandons une énième fois au Président de la République de nous aider à sortir de cette précarité et à obtenir des conditions de travail normales, afin de pouvoir répondre aux exigences des différents masters et doctorats, et contribuer au développement de notre pays », a-t-il conclu.
Kamal Gamal
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