Après avoir envoyé un préavis de grève au ministère en charge de l’aménagement du territoire, le syndicat des automobilistes fait marche arrière et justifie leur décision par un gain de cause après discussion avec le ministre de l’intérieur.
Après avoir adressé un préavis de grève, le syndicat des automobilistes revient sur sa décision. Un come back qui intervient après des discussions entre ce dernier et le ministère de l’intérieur. A l’origine de cette annonce, les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19 qui, selon le porte-parole d’Usukani Wa Masiwa, ne l’avantage pas. Dans le courrier de préavis de grève dont votre journal s’est procuré une copie, Usukani Wa Massiwa regrette le non respect du protocole d’accord n°20/11/MATUAFTT/SG du 1er février dernier comme il a été prévu. « Nous estimons que vous n’avez pas respecté les engagements pris », lit-on dans ce document.
Loin de là, le syndicat estime que « face à la pandémie de la Covid-19, […], le gouvernement nous impose des mesures restrictives à juste titre, toutefois, aucun accompagnement ne nous a été apporté comme promis ». Des mesures qui ont fait l’objet des discussions avec le ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou. Le porte-parole d’Usukani Wa Masiwa, Moustoifa Hamidou nous affirme que « les discussions se sont bien déroulées » et que « elles nous ont permis de revenir sur notre décision de grève ». « Nous avons constaté que suite aux mesures de restriction imposées aux chauffeurs de taxi, nous sommes en perte total. Ça ne nous permet même pas de payer le carburant. Il y a aussi trop d’amendes qui ne sont pas justifiées qu’on nous inflige », s’indigne Moustoifa Hamidou qui précise que la grève aurait été la seule solution pour contester ces incompréhensions et réquisitions qui mettent à mal les taximans et l’exercice de leur travail.
Aussitôt sorti de la réunion avec le ministre de l’Intérieur, une note circulaire est publiée dans laquelle il est annoncé la satisfaction des doléances du syndicat. « Il est porté à la connaissance des usagers des transports en commun que le port de masque est obligatoire pour tous les passagers y compris les conducteurs sous peine d’amande. Le nombre normal des passagers est autorisé selon le type de véhicule. Il est rappelé également que l’immobilisation des véhicules et les amandes doivent être conformes au code de la route », lit-on sur cette note.
Un ouf de soulagement pour les chauffeurs des transports en commun qui pendant longtemps ont contesté la prise des mesures sans accompagnement. Pour ce qui est de l’arrêt de la grève, Usukani Wa Masiwa salue l’accompagnement et l’intervention du procureur général ayant promis de suivre de près la question des contreventions.
A.O Yazid
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