La Gazette

des Comores

Valorisation des produits de rente comoriens

Valorisation des produits de rente comoriens © : HZK-LGDC

Le ministère de l’Économie, à travers l’Office comorien de la propriété intellectuelle (OCPI), en partenariat avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et avec l’appui financier du projet APIL, a organisé la semaine dernière un atelier de formation et de sensibilisation sur les indications géographiques.


Réunissant des producteurs de produits de rente, ce séminaire visait à combler le déficit de formation pour certains participants et à renforcer la sensibilisation pour d’autres, en leur offrant l’occasion d’améliorer ou de parfaire leurs connaissances en matière d’indications géographiques. Ce renforcement de capacités permettra de disposer de personnels formés, capables de servir de relais efficaces pour promouvoir les indications géographiques, notamment dans la valorisation des produits du terroir. « Durant deux jours, les participants seront formés sur différents thèmes liés aux indications géographiques, avec des interventions d’experts de l’OAPI et de spécialistes locaux. À cette occasion, nous vous informons que le premier dossier de demande d’octroi du titre d’indication géographique protégée (IGP) pour nos huiles essentielles d’ylang-ylang a été déposé auprès de l’OAPI. Nous espérons obtenir prochainement ce label tant convoité. Ce sera le résultat de plusieurs années de coopération et d’efforts conjoints entre les ministères, la filière, l’Union européenne, l’AFD et l’AFIDEF, auxquels nous adressons notre gratitude », a déclaré Abdallah Sinane, directeur général de l’OCPI.

Selon lui ce label ne doit pas être considéré comme un simple trophée ou un objet décoratif, mais plutôt comme un véritable levier de développement. « Ce titre doit contribuer à l’émergence des produits du terroir, à l’amélioration des revenus des acteurs de la filière, au développement de l’économie locale, à la réduction de la pauvreté, à la création d’emplois, au rayonnement de notre agriculture, à la promotion du tourisme local et à la protection de l’environnement », a-t-il ajouté. La filière en tirera un grand bénéfice, tout comme l’État comorien. L’indication géographique constituera un atout majeur pour accéder à des marchés valorisants, notamment dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et d’autres espaces économiques. Il a toutefois précisé que le succès de cette démarche repose sur trois facteurs essentiels : une bonne gouvernance collective, un contrôle strict de la qualité et une protection juridique solide.

De son côté, Abdoul Anzize Saïd Attoumane, coordinateur du projet Apil, a indiqué que cet atelier visait à informer les producteurs sur les bonnes pratiques à adopter. « Le cahier des charges est déjà prêt, après plusieurs années de travail. Aujourd’hui, nous avons obtenu l’accord de l’OAPI. Cet atelier permet donc de sensibiliser les producteurs et de leur montrer comment préparer leurs produits conformément aux normes exigées », a-t-il expliqué. Les participants ont salué l’initiative. « Nous avons appris beaucoup de choses. Avant, nous produisions de l’huile d’ylang-ylang sans maîtriser toutes les techniques. Aujourd’hui, nous sommes capables de produire une huile conforme aux normes, avec une qualité améliorée », a témoigné Abdou Soilihi, producteur d’huile d’ylang-ylang.

Nassuf Ben Amad

 


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