Dans le cadre du développement, de la redynamisation des grandes filières agricoles notamment la filière Ylang et la création d'une valeur ajoutée, le projet Afripi en appui à l’organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) a organisé à Moroni un atelier de restitution des travaux sur l’indication géographique ylang-ylang des Comores.
Le projet « droit de propriété intellectuelle et innovation en Afrique » (Afripi) en appui à l'organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) a organisé vendredi 15 septembre dernier un atelier de restitution des travaux sur l’indication géographique ylang-ylang des Comores. Ce séminaire a vu la présence de l’Union Européenne, des membres de l’Afidev, de l’OAPI, d’Afripi, etc. Il s’inscrit dans le cadre de la mise œuvre des travaux en marge de l'enregistrement de l'IG Ylang-ylang des Comores, et son usage effectif sur le long terme. Des activités ont été menées dans l'orientation et la rédaction du cahier des charges des indications géographiques (IGS), et de la présentation des résultats d'une étude prospective menée par un consultant recruté par le Projet Afripi, destinée à influer sur le futur plan d'action d’indications géographique dans le cadre d'une demande de dépôt future.
Dans son allocution, le secrétaire général du ministère de l’agriculture Said Mmadi Bacar a précisé que cet évènement est d’une importance capitale. Il s'inscrit dans le cadre du développement, de la redynamisation des grandes filières agricoles notamment l’Ylang et la création d'une valeur ajoutée. « Dans l'objectif d'améliorer la compétitivité, l'organisation et la structuration de la filière Ylang, de contribuer à augmenter les volumes et la qualité de la production, ainsi que les revenus des acteurs, nous avons jugé nécessaire de lancer les procédures d'enregistrement de l'IGS de la filière Ylang avec le projet Afidev. C'est une opportunité de découvrir ce projet Afripi qui s'articule avec le projet Afidev sur les mêmes objectifs. Au regard du nombre des comoriens vivant de l'Ylang, et de la forte contribution de celles-ci à l'économie nationale, il est aisé de mesurer l'impact et la valeur qu'aura l'IG à l'export », souligne-t-il en précisant que c’est un long processus qui nécessite un engagement fort de tous les maillons de la chaine.
Présent, le représentant de l’Union européenne Pierre Beziz a estimé que cette réunion s’inscrit dans une démarche d’équipe, montrant la complémentarité et la synergie de tous les acteurs. « L’UE a investi de façon substantielle avec un portefeuille d’environ 90 millions d’euros pour soutenir une croissance inclusive et durable, pour le développement du commerce et du secteur privé, notamment dans le domaine agricole. Développer l’indication géographique apparait comme une question légitime en vue de faire valoir un produit de qualité, unique et supérieure, de prospecter des nouveaux marchés et marquer la concurrence. Une indication géographique favorise le maintien de l’activité et son développement », souligne-t-il.
Au terme du séminaire, les acteurs devront parvenir à un consensus sur un certain nombre de questions cruciales au succès de l'IG dont le choix du nom, le groupement de défense de l’indication géographique, mais aussi, les appuis institutionnels et techniques qui seront nécessaires au dépôt et au bon fonctionnement de l’indication géographique Ylang-ylang des Comores. Notons que l’IG identifie un produit dont la qualité, la réputation, ou d'autres caractéristiques sont liées essentiellement à son origine géographique. De ce fait, l'Union des Comores produit une huile essentielle « ylang ylang » d'une qualité inégalée. Sa particularité a fait la renommée du pays sur le plan international. C'est une filière essentielle à l'économie locale, et qui devra être protégé au niveau national et à l’international.
Andjouza Abouheir
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