Le directeur Général du CNDRS, Dr Toiwilou Mze Hamadi a dévoilé ce samedi 04 janvier à Moroni, les détails d’un projet visant à inscrire les Médinas des Sultanats historiques des Comores au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce projet concerne les médinas de Moroni, Itsandra, Ikoni,Tsudjini, Mutsamudu et Domoni, des sites symboliques de l’histoire et des échanges culturels de l’archipel.
Les Médinas des Sultanats historiques des Comores, témoins d’un passé multiculturel fascinant, se préparent à soumettre leur candidature pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une table ronde interministérielle, prévue ce mardi 7 janvier au Retadj Hotel, réunira experts, autorités et partenaires pour définir une feuille de route dédiée à leur préservation et valorisation. L’inscription officielle sera proposée à l’UNESCO lors des sessions des 30 et 31 janvier 2025. « Les médinas des Sultanats historiques ne sont pas seulement des sites historiques, mais des symboles vivants de notre identité et de notre mémoire collective », a souligné le Directeur Général du Centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS), Dr Toiwilou Mze Hamadi, rappelant l’urgence de protéger ces trésors face aux menaces de dégradation et au manque de ressources.
« Nous avons commencé par un inventaire préliminaire pour identifier les médinas éligibles et évaluer leurs attributs culturels, historiques et architecturaux », a expliqué le Directeur Général. Ce travail s’est poursuivi par des études techniques et scientifiques approfondies, combinant analyse des structures urbaines, documentation des édifices et mise en lumière des pratiques culturelles immatérielles liées aux sites. Le projet prévoit également un plan de gestion impliquant les communautés locales, les autorités publiques et des experts internationaux. « Ce plan vise à garantir la préservation de ces sites tout en les valorisant pour le développement durable », a-t-il précisé.
Le directeur Général a souligné les nombreux défis, notamment les impacts du climat et l’érosion. « Les édifices sont fortement exposés à la dégradation, et nous manquons de ressources financières et techniques. Cependant, la mobilisation des communautés locales et des partenariats internationaux peut faire la différence ». Il a également insisté sur les opportunités qu’offre une telle inscription : « Cela renforcerait l’identité culturelle nationale, développerait un tourisme durable et faciliterait l’accès à des financements internationaux pour la conservation ». Le processus d’inscription est soutenu par plusieurs partenaires, dont l’Ambassade de France, le gouvernement d’Oman et celui d’Arabie Saoudite. Une table ronde interministérielle, prévue ce mardi 7 janvier au Retadj Hotel, permettra d’adopter une feuille de route commune.
« Nous devons travailler ensemble pour coordonner nos efforts interministériels et garantir la sauvegarde de cet héritage exceptionnel, car il s’agit de notre identité, mais aussi d’un legs pour les générations futures », a conclu le patron du CNDRS. Avec ces efforts conjoints, les Comores espèrent inscrire leurs médinas sur la carte mondiale du patrimoine culturel, tout en ouvrant un nouveau chapitre de leur préservation et valorisation.
Mohamed Ali Nasra
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