Le ministère de l'environnement en partenariat avec le PNUD a reçu hier 15 octobre les différentes communes de Ngazidja pour une réunion de sensibilisation sur un projet de 60 millions de dollars qui vise l'accès à l'eau et la résilience de changement climatique. Le projet Eau résiliente au changement climatique (ER2C) assurera l'approvisionnement en eau potable de plus de 200 milles habitants de la population de Ngazidja.
L'eau c'est la vie. Grâce à une nouvelle subvention de 60 millions de dollars US, le gouvernement comorien en partenariat avec le Pnud intensifie les efforts pour garantir un approvisionnement en eau résiliente aux changements climatiques pour 200 milles habitants. « On a appelé les différentes communes de la Grande-Comore pour les sensibiliser sur le projet Eau résiliente aux changement climatique (ER2C) et vous mettre au courant qu'une société malgache des travaux des forages Classic Réal Drill, peut être au port de Moroni à n'importe quel moment pour les travaux des forages dans les 12 communes qu'on a localisées », a annoncé Daniel Bandar, le secrétaire général du ministère de l’environnement. Selon lui, des sociétés d'explorations géophysiques ont déjà canalisé les endroits où on peut trouver les ressources suffisantes pour alimenter l'ensemble de la population cible de l’île. « On a appelé les concernés pour les fraterniser avec la société qui est déjà retenus pour faire ces travaux de forages », explique-t-il.
Le projet en question est jugé conforme à la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCA2D) et à la vision du gouvernement d'élargir l'accès à une eau potable et à des installations d'assainissement fiables et sûres. « Ce projet est un processus qui s'est déroulé depuis le mois de décembre. On avait d'abord fait l'étude de prospection géophysique pour détecter les zones potentiellement exploitables. C'est après ces études qu'on a retenu l'équipe malgache pour les forages pour avancer ce projet dans la phase 2 comme on en a déjà fait la première qui est la prospection dans 6 zones à savoir le Bambao, Hambou, Nguwengwe, Oichili, Mboinku, et le Hamanvu », montre Farid Ahmed Hassane, expert hydrogéologue.
L'accès aux eaux de surface sur les trois îles des Comores est un défi. L'île principale de la grande Comores ne dispose pas d'eau de surface. Ce qui oblige les villes côtières à exploiter des ressources en eau souterraines marginales et fortement exposées aux aléas climatiques. Les communautés rurales des hautes terres, qui représentent 50% de la population de l'île, dépendent uniquement de la récupération de l'eau de pluie. Sur les deux îles à savoir Moheli et Anjouan, il n'existe aucune ressource en eau souterraine prouvée et la population entièrement dépend de cours d'eau variable en fonction des saisons.
« Ce projet touchera directement plus de la moitié des habitants de Ngazidja, en s'assurant que les enfants ont de l'eau à boire, que les agriculteurs peuvent faire une agriculture productive, assurer des récoltes fructueuses et nourrir leurs familles. Mais aussi pouvoir rendre notre économie et notre société plus résilientes aux risques de catastrophe liés aux changements climatiques », explique Hassane Ben Abdourahmane, maire de Oichili Ya Mboini
Raanti Aboubacar (Stagiaire)
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