Si l’Union des chambres de commerce dit plaider encore en faveur des opérateurs pour qu'une solution soit trouvée rapidement, le gouvernement étudie de plus près la question des importations pour mettre fin à la pénurie qui s’installe.
Face à la pénurie des produits de première nécessité qui frappe le pays ces derniers mois, l'Union des chambres de commerce se veut résiliente et ne peut pas être indifférente face aux doléances de la société civile. Le président de l'Uccia, Ahmed Chamsoudine fait savoir que son institution est partie prenante sur la réflexion afin de proposer des solutions aux multiples problèmes qui gangrènent le pays mais montre que les prises de décisions ne sont pas de leur ressort. Pour les accords d'Anjouan, ce dernier explique qu'il s’agit plus de création d’une plateforme public-privé signée entre les organisations professionnelles et syndicats d’une part et le gouvernement d’autre part. « La chambre n’est pas signataire de cette plate-forme. Cette dernière n’est pas encore opérationnelle car il reste à nommer un médiateur et un conseiller du président de la république chargé du dialogue public privé. La chambre aura le rôle d’assurer le secrétariat», souligne-t-il.
Sur le problème des pénuries et de la connectivité, plusieurs rencontres ont été faites entre le secteur privé et les autorités et des propositions ont été formulées. « Ces dernières ont abouti à un arrêté signé le 27 juillet mais qui n’a été publié que ce jour soit presque un mois après », annonce-t-il, tout en expliquant que le problème de connectivité maritime est un réel problème pour nos îles de l’océan indien et des échanges sont menés pour trouver une porte de sortie.
Sur le même sujet, le ministre des finances Said Ali Said Chayhane a déclaré à la presse hier mardi 24 août que le gouvernement a déboursé une somme colossale, depuis le déclenchement de la crise. « Des efforts considérables ont été faits dans le but de limiter les pénalités dans les banques et aider certains commerçants. Sur la douane, des mesures ont été prises. Nous avons réduit les taxes. Au niveau de l'Agid, nous avons étalé les paiements pour permettre aux gens de payer en tranche. Dans le transport, nous avons fait enlever la vignette durant toute une année. Dans le secteur de la vanille, le gouvernement a déployé des fonds pour accompagner le secteur », liste-t-il.
Selon lui, la covid-19 a donné un coup à l’économie et a accentué la demande à l’international. Les transports maritimes sont de plus en plus sollicités. « La demande est plus forte que l'offre. Les propriétaires des bateaux préfèrent se rendre dans d’autres pays comme l'Asie plutôt que nos régions. Depuis, le gouvernement est à pied d’œuvre pour tenter de trouver une solution. D’où la signature du nouvel arrêté sur le calcul du fret maritime dans la détermination des taxes douanières des marchandises importées », dit-il, avant d’ajouter que « des discussions ont été faites avec les opérateurs dans le but de trouver une solution qui pourront faciliter les importations ».
Pour rappel, le ministre des finances a signé le 28 juillet dernier une note portant mesures spécifiques pour le calcul du fret maritime dans la détermination des taxes douanières des marchandises importées. Tout cela pour accompagner les opérateurs économiques.
Andjouza Abouheir
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