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Viol et assassinat de la petite Echa : Le quartier Graphica demande justice

Viol et assassinat de la petite Echa :  Le quartier Graphica demande justice © : HZK-LGDC

Les résidents du quartier Graphica au sud de Moroni ont tenu une réunion de sensibilisation sur l’affaire Echa, violée, assassinée et jetée dans une citerne. Le but de cette réunion est de mettre fin aux actes de violences et d’éradiquer la délinquance dans le quartier baptisé « Graphica ».


Plus jamais ça ! Deux semaines après la mort de la petite Echa, violée, assassinée et jetée dans une citerne, le quartier de Graphica se réveille. Dans une réunion de sensibilisation tenue au siège de Graphica le vendredi 23 février dernier, les résidents de la localité se disent prendre  leur responsabilité en vue de protéger leurs enfants. Présidé par le directeur de Graphica Hamidou Mhoma, cette réunion avait comme objectif de trouver une solution rapidement face à la montée en flèche de la délinquance dans le quartier, mais également de demander  justice pour la petite Echa tuée dans des conditions troubles.

Dans la foulée, le chef du quartier Amadi Ibrahim connu au nom du « Pallet » appelle les autorités à prendre leurs responsabilités et que justice soit faite pour la petite Echa. « Si les autorités ne prennent pas leur responsabilité, nous allons nous en charger. Le crime de cet enfant est ignoble et impardonnable, nous sommes attristés qu’une telle atrocité soit faite à un enfant », avance-t-il, tout en appelant également les résidents du quartier à être responsables. « Toute personne inconnue du quartier doit susciter vigilance. Tout nouveau locataire de maison, doit être identifié et faire l’objet d’une enquête de moralité. C’est de cette manière que nous pourrons lutter contre le fléau de la délinquance et du banditisme qui règnent dans le quartier », poursuit-il, un exemple sur un cas de vol qui a été enregistré dans le quartier.

Une maman du quartier lance un cri d’alarme et demande justice pour la petite Echa partie à fleur d’âge. « Nous appelons les autorités à prendre leur responsabilité pour que l’auteur de ce crime soit derrière les barreaux. Ce qui est arrivé à la fillette, peut arriver à n’importe quel enfant. Je suis une mère. Ces crimes se produisent dans le pays et malheureusement, les auteurs sont toujours en liberté. Il est temps que cela cesse. Nous les parents, nous devons veiller sur la sécurité de nos enfants », lance-t-elle. 

Interpellés par la gravité de cette affaire, certains responsables du quartier ont dénoncé un réseau de délinquance dans le quartier et pour le combattre il faut l’implication de chaque résident. « Nous allons tout mettre en œuvre pour lutter contre cette délinquance. Beaucoup d’idées sont préconisées à savoir la demande d’un appui d’une police municipale pour le quartier, la mise en place d’un comité pour le recensement et l’identification des résidents du quartier. À partir de là, nous pouvons demander l’appui du gouvernement, et éventuellement agir par nous mêmes dans le but de sécuriser nos enfants », précise l’ancien ambassadeur Mirhane Bourhane.

Rappelons que le corps de la petite Echa, 11 ans et 10 mois a été retrouvé dans une citerne d’une maison inachevée située devant le foyer familial au Sud de Moroni. Elle a été violée, assassinée puis jetée dans une citerne. L’enquête suit son cours.

Andjouza Abouheir

 


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