Kaniza Halidi a perdu ses jumeaux. Son mari, réputé violent, est pointé du doigt. Il l’aurait rouée de coups. Elle est partie à Anjouan rejoindre sa famille, pendant que lui, il est libre.
Elle vivait à Fomboni puis à Miringoni avec son mari, Saïd Bacar. Ce dernier est connu pour sa violence envers elle. Suite à des coups qu’elle aurait reçus alors qu’elle était enceinte de jumeaux, Kaniza a perdu ses bébés. Sa famille, basée à Anjouan, l’a « évacuée pour traitement » sans qu’elle puisse témoigner auprès des enquêteurs. Pendant ce temps, son mari circule librement. Deux gendarmes seraient également impliqués dans les violences qu’elle a subies lors d’une interpellation. Cependant, une enquête a été ouverte par la police afin de faire la lumière sur cette affaire.
Cette mère de cinq enfants issus d’une précédente union, avait tenté de fuir Miringoni, où elle vivait avec lui. Elle a été retrouvée à Fomboni. Saïd Bacar aurait alors tenté par tous les moyens de la convaincre de rentrer chez eux, en vain. Il faut noter que face à ces violences conjugales et sexuelles que Kaniza subissait régulièrement, le père de ses cinq enfants a décidé de les récupérer pour les protéger. Cette affaire ne se limite pas aux violences : une somme d’argent estimée à 500 000 francs comoriens serait également en jeu. Selon nos sources, Kaniza détenait cette somme, que son mari réclamait. Pourtant, sa famille à Anjouan aurait confirmé que cet argent lui appartenait.
Finalement, avec l’aide de deux gendarmes, Kaniza a été conduite à la brigade, puis présentée devant le cadi avant d’être transférée à l’hôpital. Les examens médicaux ont confirmé qu’elle portait des jumeaux de deux mois et qu’elle les avait perdus à la suite des violences. À peine sortie de l’hôpital, elle a été envoyée à Anjouan « pour des soins supplémentaires », sans avoir pu témoigner. Pendant ce temps, son mari continue de circuler librement. Le procureur de la République, Djanfar Mouhoudhoir, a confié l’enquête à la police afin d’établir la responsabilité de chacun, y compris celle des deux gendarmes soupçonnés d’avoir participé aux violences. Le service d’écoute, en partenariat avec la direction du genre, suit de près cette affaire afin que justice soit rendue et que les responsabilités soient clairement établies.
Riwad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC