Les réunions de sensibilisation contre les violences faites aux mineurs et aux femmes se poursuivent à Mohéli. Une caravane a sillonné 10 villages de l’île pour une sensibilisation suivie de la dissémination du recueil juridique. L’activité a été clôturée jeudi dernier à Kanaleni, un quartier de Fomboni.
Le service d'écoute de Mohéli, ainsi que la direction régionale de la protection du genre se sont mobilisés pour diminuer voir éradiquer les violences dans le pays. Avec l'appui technique et financier de l'UNICEF et de l'AFD, une caravane de sensibilisation a sillonné l’île du 7 au 21 décembre 2021. Elle a été suivie d'une deuxième phase d'activité de dissémination du recueil juridique portant sur la protection des mineurs et des femmes. Cette dernière a commencé en janvier pour prendre fin la semaine dernière.
10 villages de Mohéli ont été visités par une caravane de sensibilisation. Ce sont les villages situés dans la région de Mledjelé, et toute la commune de Moimbao et Moilimdjini mais aussi quelques villages de la région de Djando. « Contrôlez les enfants dans leurs milieux scolaires, identifiez et surtout maîtrisez les comportements de chaque enfant dans un foyer » fut le message véhiculé dans ces villages. « Cela permettrait aux parents de se faire une idée si leur enfant a un comportement inhabituel », explique Madame Zaharati Madi, responsable du service d'écoute à Mohéli.
C'est à Kanaleni situé au Sud-ouest de Fomboni que cette activité de dissémination a été clôturée dans l'après-midi du jeudi dernier à travers une réunion de concertation entre les responsables et les habitants de ce quartier. Plusieurs participants hommes, femmes et enfants ont pris part à cette réunion, qualifiée d'urgence sociale puisque les violences basées sur le genre et contre les enfants sont devenues monnaie courante dans les rues. « Il y a même des quartiers ici à Fomboni qui sont classés dangereux. Cette dangerosité est liée aux actes criminels et barbares qui sont fréquemment commis. Tel est le cas de Kanaleni » déplore un jeune du quartier.
Aux Comores, les chiffres des violences faites aux enfants et aux femmes sont alarmants. Une femme sur trois, dit-on, subirait des agressions sexuelles, physiques ou verbales. Selon un rapport sur la situation des droits de l'homme aux Comores remis en 2020 par la CNDHL, il est mentionné que 54% des détenus incarcérés dans les prisons comoriennes ont commis des actes d'agression sexuelle sur mineur. Ce chiffre est passé à la hausse en 2021. D'où la nécessité d'agir au plus vite pour sauver la jeunesse qui est également l'avenir du pays.
Riwad
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