La Gazette

des Comores

Violence sexuelle dans la communauté comorienne, on en parle

Violence sexuelle dans la communauté comorienne, on en parle © : HZK-LGDC

Pour essayer de comprendre les violences faites aux plus vulnérables, le mouvement des associations en front dans la protection de l'enfant et de la lutte contre la violence a organisé une vidéo conférence à travers Mvukisho ye Masiwa. Cet échange avait pour but d'informer et collecter des réponses tout en espérant trouver des solutions.


Mvukisho ye Masiwa a organisé par visio-conférence samedi 22 novembre dernier une conférence débat qui avait réuni plusieurs acteurs à savoir le Muftorat, des journalistes, des juristes, des psychologues, la société civile dans le seul but de réfléchir sur comment mettre fin aux agressions sexuelles dans le pays. « Quant on parle de violence, ce n'est pas forcement du viol. Il y a les attouchements, le harcèlement et les agressions. Ces types de violence sont massifs et ce dans plusieurs pays », explique Saadia Aloumassi, tout en montrant que ce fléau n'est pas nouveau et qu’il a toujours existé dans le silence.

 

Cette année, le service d'écoute a enregistré plus de 128 cas de violence. Dans le pays, la plupart des violeurs et agresseurs sont des récidivistes et tout porte à croire que l'impunité a son sens. La première partie de cet échange est consacrée à l'impunité des auteurs. A cet effet, l'ancien procureur de la république, Youssouf Ali Djae, a expliqué que le pays est maître des textes qui sont en faveur de la femme et de l'enfant. « Nous vivons à proximité et cela nous empêche parfois en tant que justice de bien travailler. La société elle-même favorise l'impunité. L'application de la loi est une chaîne dans laquelle tout le monde intervient », souligne-t-il, en faisant référence aux pressions qui surviennent du côté de la justice et des familles.

 

Du côté du Muftorat, Ali Mohamed Kassim a expliqué que l'islam est une religion de foi et de propreté. Alors ces actes ne sont conformes ni à l’islam ni à nos coutumes. « Ce n'est pas normal qu'il y ait des notable qui se mettent à défendre des violeurs surtout lorsque l’affaire atterrit à la justice », martèle-t-il. Et pour apporter des réponses, les avocats comme Mariama Soiby a expliqué comment demander réparation et qu’il faut être bien accompagné avec un spécialiste en la matière. « La procédure peut-être lourde. Ce qu'il faut comprendre, le juge est la pour protéger la partie civile contre cet acte horrible. Mais pour la victime, c'est l'indemnisation qui est en jeu. La victime doit être suivie par un expert », explique-t-elle. Selon Zainaba Abdourahmani, l'assistance psychologique est très importante pour aider la victime à se relever, à se confier et à préparer l'avenir en cas de viol.

 

Andjouza Abouheir

 


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