Environ une cinquantaine de personnes s’est rassemblée samedi 11 décembre dernier à Moroni, lors d'une marche organisée par la plateforme nationale de lutte contre les violences basées sur le genre. Cette marche rentre dans le cadre des 16 jours d’activisme, une action lancée depuis le 25 novembre dernier. Le service d'écoute a enregistré 396 cas de janvier à juin 2021 contre 274 cas de janvier à juin 2020.
On ne voyait que de l’orange ! Les acteurs de la lutte contre les violences faites aux plus vulnérables à savoir les femmes et les enfants ont battu le pavé samedi 11 décembre à Moroni. « Protégeons les femmes et nos enfants » est le message fort véhiculé par ces associations et ONG qui militent pour la protection des enfants et des femmes. Cette marche rentre dans le cadre des 16 jours d’activités lancées depuis le 25 novembre dernier. Selon les données de l’UNFPA, le service d'écoute national a enregistré 396 cas de janvier à juin 2021 contre 274 cas de janvier à juin 2020. Sur ces chiffres, 77% sont des femmes et des filles et 23% des hommes et garçons. Il a été démontré que les violences basées sur le genre non signalées ont pour cause l'impunité, le silence, la stigmatisation et le sentiment de honte. La plus jeune victime de violence sexuelle est une petite fille de 24 mois.
Dans la foulée, Haida Nourdine, député à l'assemblée nationale a expliqué que cette journée doit être le combat de tous les jours. « Tout ne se résume pas en une seule journée. Cette cause doit être le centre d'intérêt de tout un chacun. Tout doit commencer de la base, c'est à dire à la maison, à l'école. Tout le monde doit être responsable. C'est de cette manière que nous pourrions sauver nos enfants » lance celle qui depuis longtemps milite pour le droit de l'enfant et de la femme. « Chaque personne a sa propre mission, parent, professeur, chef de quartier, gendarme, gouvernement, la justice et chacun de ses composants à son rôle à jouer et nous avons des lois claires et précises qui doivent être appliquées ».
Un conjoint peut également être un père violent, violeur. Tout comme le voisin et l'oncle ou le professeur peut être un agresseur. C'est pour cela que la question de la violence doit être le centre de tout le monde. « Brisons le silence. Les enfants sont des victimes collatérales des violences faites aux femmes. La femme mérite d'avoir une vie normale, et l'enfant mérite de faire des études et de s’épanouir. Nos enfants sont l'avenir de demain et ils doivent être protégé et non d'être des objets sexuels », déplore Souounda Adam de l'association l’enfant, l'espoir de demain.
Vent debout, la militante des femmes leaders pour la paix Anrafa Saïd, a expliqué que le pays dispose de plusieurs conventions, d’un code de la famille auquel tout le monde doit se conformer. « Il est criminel de marier une mineure de moins de 18 ans, et ça c'est une forme de violence. Protégeons nos enfants », conclut-elle. Pour ces militantes, la honte doit changer de camps et la femme et l'enfant doivent s'épanouir.
Andjouza Abouheir
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